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Accaparement des terres : « Nous avons compris que nos terres sont convoitées »

 

                                                 M. Akakpo, mandataire des collectivités


Les populations des communes de l’Ogou 2 et 4 sont vent debout contre l’accaparement de leurs terres. Elles l’ont encore martelé ce mercredi 24 février 2021 au cours d’une conférence de presse tenue à Lomé.

Depuis quelques temps l’accaparement des terres agricoles devient de plus en plus fréquent au Togo. Le plus souvent il se fait par intimidations et par la ruse. C’est ainsi qu’un processus d’immatriculation de 22 000 hectares de terres comme propriété de l’Etat est en cours. Mais les propriétaires ne l’entendent pas ainsi. Pour elles, leurs terres riches attirent la convoitise des exploitants ou des investisseurs agricoles étrangers qui par ces moyens veulent les déposséder. C’est pourquoi, elles ne veulent pas se laisser faire.

 « Nous avons compris que nos terres sont convoités.Nous n’accepterons pas d’être dépossédé de nos terres car le secteur agricole revêt un enjeu de souveraineté », a martelé M. Akakpo Andelè, mandataire de la collectivité Tadi. Il promet « se battre par tous les moyens légaux pour faire échec à cette initiative aveugle qui porte atteinte à nos droits de propriétés et qui constitue une menace pour la survie des populations issues de nos milieux ».

Le gouvernement pour le besoin de ce projet a imposé aux populations de la zone un périmètre inhabitable de 10 km tout autour du barrage de Nangbéto. Mais pour les populations, c’est faire disparaitre plus de 50 villages en privant les propriétaires terriens de leur droit de propriété foncière.

Ces populations sont soutenues dans leurs revendications par deux associations de défense des droits de l’Homme à savoir la Ligue togolaise des consommateurs (LTC) et l’Association des victimes de  torture au Togo (ASVITTO). 

                                      La table d’honneur au cour de la conférence de presse
 

Emmanuel Sogadzi, le président de LTC a plaidé pour une suspension du projet : « Nous demandons aux autorités de surseoir au processus parce que les gens se sont opposés par voies légales et au niveau du conservateur », dit-il. De ce fait, poursuit-il, « le gouvernement a l’obligation d’associer d’une manière inclusive les propriétaires terriens parce qu’au Togo la terre n’appartient pas à l’Etat mais aux propriétaires terriens qui sont ici exclusivement des paysans.  Nous nous opposons jusqu’à la limite de la loi pour que ce projet-là ne puisse pas prendre corps », a-t-il réaffirmé.

Depuis août 2020, le Collectif des propriétaires terriens des communes Ogou 2 et 4 montent la voix pour s’opposer à l’accaparement de leurs terres pour utilité publique.

 

Francine DZIDULA

E-Mail: togoscoop@gmail.com

Tél : (00228) 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop

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1 commentaire
  1. Unknown L'utilisateur dit

    Je dis non à l'injustice que le gouvernement togolais veule adopté, nos terres ce n'est pas pour l'État.

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