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RAS+ : Plaidoyer pour l’accès à la charge virale au Togo

 



Le Togo  s’est lancé comme défi l’atteinte des 90-90-90 d’ici 2020. (C’est-à-dire que 90% des personnes atteintes du VIH puissent réaliser leur test et connaitre le résultat ; 90% de ceux qui connaissent leur résultat doivent être mis sous traitement rétroviral, et enfin 90% des personnes mises sous rétroviral depuis six mois doivent supprimer leur charge). Si le pays a fait des efforts considérables en ce qui concerne les deux premiers 90, en revanche seuls 16% des Personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV ont réalisé la charge virale en 2019 soit un gap de 84%, selon le rapport PNLS-HV-IST 2019.  Comment faire monter ce dernier taux, c’est l’objet d’une réunion de plaidoyer sur l’accès à la charge virale au Togo qui s’est tenue hier mercredi 11 novembre 2020 à Lomé.

Il s’agit à travers cette réunion qui a réuni les différentes parties prenantes de la prise en charge, le Programme national de lutte contre le sida (PNLS), les médecins de déterminer le goulot d’étranglement, de réfléchir sur comment faire pour faire monter le taux de couverture de la charge virale.  Cette dernière est une analyse faite à toute personne sous traitement rétroviral. Son objectif, selon DOKLA Augustin, le président du Réseau des associations des personnes vivant avec le VIH Sida au Togo (RAS+), est la suppression virale c’est-à-dire de réduire drastiquement le nombre du virus dans le sang. « Une fois que ce nombre est réduit à sa portion congrue les personnes qui vivent avec le VIH ne peuvent plus transmettre le virus à leurs partenaires séronégatifs », a déclaré M. DOKLA reconnaissant toutefois la faiblesse de la demande de cette charge.

Cette faiblesse est due à la rupture des réactifs et le retard des résultats. Selon, les normes de l’OMS les résultats de la charge virale réalisée doivent être livrés au plus tard deux semaines mais au Togo la moyenne est de six mois. Ce qui n’est pas une bonne chose. Malgré tout le pays fait des efforts car il dispose d’au moins  11 machines en raison d’une par région pour réaliser la charge virale, les ressources humaines sont également disponibles.

« La réalisation de la charge virale ce n’est pas pour l’esthétique du dossier du patient c’est pour que les prescripteurs puissent prendre des décisions en temps réel ou réorienter le traitement », a souligné M. DOKLA.


 

Le représentant ONUSIDA, Dr Eric Verschueren, a dans son intervention a marqué la disponibilité de son institution à soutenir les partenaires, les premiers bénéficiaires dans le cadre de ce plaidoyer.

« C’est très important de confirmer qu’une personne a une charge virale supprimée. Ce qui veut dire qu’il faut réaliser cette charge à des délais qui sont définis par des scientifiques », a reconnu Dr Verschueren. Précisant toutefois que pour que cette charge virale puisse se réaliser deux choses importantes sont à faire à savoir : la faisabilité physique et les ressources humaines formées.

Notons qu’au Togo grâce aux efforts des acteurs concernés par cette maladie, la prévalence du VIH/Sida est passée en moins de 20 ans de 6,6% à 2,11% selon Spectrum.

 

 

Francine DZIDULA

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