Côte d’Ivoire: la requête du pasteur Camille Makosso au président ADO crée polémique
Le pasteur ivoirien Camille Makosso, figure médiatique et leader religieux très suivi sur les réseaux sociaux, a récemment créé le débat en adressant une demande publique de passeport diplomatique au président de la République, Alassane Ouattara. Une requête qu’il justifie par sa volonté de valoriser les réalisations et les grands chantiers de la Côte d’Ivoire à l’international, tout en assurant sa sécurité personnelle lors de ses déplacements.
Une requête adressée au président Alassane Ouattara
Dans un message au ton solennel, Camille Makosso s’adresse directement au chef de l’État, qu’il appelle respectueusement « Papa ADO ». Il se présente comme un citoyen déterminé et courageux, animé par l’amour de sa patrie et désireux de la servir autrement, notamment à l’étranger.
Selon le pasteur, l’obtention d’un passeport diplomatique lui permettrait de bénéficier d’un minimum de protection et de considération lors de ses voyages internationaux, dans le cadre de ce qu’il décrit comme une mission de promotion nationale.
Une insistance sur la probité morale
Anticipant les critiques, Camille Makosso prend soin de rappeler qu’il n’est impliqué dans aucune affaire judiciaire ou activité illicite. Il affirme que son nom n’a jamais été cité dans des dossiers de faux, d’escroquerie ou d’abus, et se dit disposé à se soumettre à toute enquête des services de renseignement.
« Je suis un citoyen honnête, passionné par son pays, qui souhaite simplement le servir avec loyauté en tant que diplomate », affirme-t-il.
Une comparaison assumée mais nuancée
Dans sa déclaration, le pasteur évoque le fait que certains footballeurs ivoiriens bénéficieraient de passeports diplomatiques, tout en précisant qu’il ne cherche pas à se comparer à eux. Il se définit plutôt comme un simple citoyen, « peut-être pauvre matériellement, mais riche de l’amour de sa patrie ».
Il précise par ailleurs ne réclamer ni garde du corps, ni privilèges financiers, mais uniquement un document qui lui offrirait une reconnaissance officielle et une protection minimale lors de ses déplacements à l’étranger.
Un débat relancé sur l’attribution des passeports diplomatiques
Cette sortie du pasteur marmailleur relance le débat sur les critères d’attribution des passeports diplomatiques en Côte d’Ivoire, généralement réservés aux diplomates, hauts responsables de l’État et personnalités investies d’une mission officielle.
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont partagées entre soutiens, qui saluent son patriotisme affiché, et critiques, qui estiment que ce type de document doit rester strictement encadré par la loi.
Une demande symbolique aux enjeux politiques et institutionnels
Au-delà de la polémique, cette demande soulève des questions plus larges sur le rôle des leaders religieux et des influenceurs dans la diplomatie informelle, ainsi que sur la place accordée aux acteurs non étatiques dans la promotion de l’image de la Côte d’Ivoire à l’international.
Reste à savoir si cette requête, formulée publiquement, trouvera un écho favorable auprès des autorités ivoiriennes ou restera un appel symbolique, révélateur des tensions entre notoriété médiatique, engagement citoyen et cadre institutionnel.
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Francine DZIDULA
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