BÉNIN : Plusieurs soldats disparus dans une nouvelle attaque armée terroriste à Segbana
La commune de Segbana, dans le département de l’Alibori, au Nord du Bénin, a de nouveau été frappée par une attaque d’une rare violence dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 février 2026. Le commissariat frontalier de Wara ainsi que le poste de douane, situés à la frontière bénino-nigériane, ont été pris pour cible par des individus armés non identifiés, équipés d’armes lourdes.
Selon des sources locales concordantes, des détonations nourries ont retenti durant plusieurs heures. Des tirs à l’arme automatique et à l’arme lourde auraient été entendus, plongeant la localité dans la panique. L’attaque a causé d’importants dégâts matériels. Un pick-up récemment acquis par les services douaniers a été incendié. Plusieurs motocyclettes ont été réduites en cendres, tandis que d’autres auraient été emportées par les assaillants. Des téléphones portables figurent également parmi les biens déclarés disparus.
LIRE AUSSI : Coopération militaire : Les USA offrent un simulateur de tir de nouvelle génération aux Forces armées togolaises
La situation demeure particulièrement préoccupante en ce qui concerne les forces de défense et de sécurité. Plusieurs agents seraient injoignables après l’assaut. À ce stade, aucune communication officielle ne permet de déterminer s’ils ont été enlevés, blessés ou contraints à un repli stratégique. Le bilan humain reste, lui aussi, incertain. Ni le gouvernement béninois ni l’état-major des armées ne sont encore exprimés au moment de la mise sous presse.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile. Le 5 octobre 2025, le même poste frontalier de Segbana avait été la cible d’une offensive attribuée à des groupes terroristes, faisant trois policiers tués.
LIRE AUSSI : Golfe 1 : Plaidoyer pour un moratoire en faveur des tenanciers de bars et restaurants de la plage
Située à un point névralgique entre le Bénin et le Nigéria, Segbana représente un corridor stratégique pour les échanges et la circulation transfrontalière. En s’attaquant aux infrastructures sécuritaires et douanières, les assaillants semblent viser bien au-delà des simples installations matérielles.
Pour plusieurs observateurs, ce type d’opération répond à une logique précise : affaiblir l’autorité de l’État en s’en prenant à ses symboles, fragiliser les dispositifs de contrôle aux frontières, intimider les populations locales afin de dissuader toute collaboration avec les forces de l’ordre, et tester la capacité de riposte des forces armées en vue d’actions d’envergure.
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.
Dieudonné Djigbodi
E-Mail: togoscoop@gmail.com
Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.


