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Union africaine : 20 États bloquent la candidature de Macky Sall à l’ONU

 

La Commission de l’Union africaine a annoncé, dans une note verbale datée du 27 mars 2026, l’échec de la procédure de silence visant à valider le soutien continental à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Organisation des Nations unies.

Selon le document, vingt États membres ont officiellement rompu le silence avant la date limite, empêchant ainsi l’adoption automatique de la décision. Résultat : l’Union africaine ne soutient pas, à ce stade, de manière unifiée l’ancien chef d’État sénégalais pour succéder à António Guterres.

 

Une procédure de silence mise en échec

Dans les pratiques diplomatiques de l’UA, la “procédure de silence” permet d’adopter une décision sans vote formel, sauf objection exprimée dans un délai donné. Or, dans ce cas précis, l’opposition de vingt pays a brisé ce mécanisme. Selon nos informations, les pays de l’Afrique australe et l’Algérie se sont opposés à sa candidature.

Cette absence de consensus constitue un revers notable pour Macky Sall, dont la candidature avait été initialement portée début mars 2026 par le Burundi.

 

Le désaveu du Sénégal, facteur clé

L’un des éléments déterminants dans ce rejet reste la position du Sénégal lui-même. Le gouvernement dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko s’est publiquement désolidarisé de cette candidature.

Dans les usages diplomatiques, le soutien du pays d’origine est pourtant essentiel pour crédibiliser une ambition à un poste international de cette envergure. Cette rupture a fortement fragilisé le dossier.

 

Des critiques politiques et sociétales

Au-delà du cadre étatique, la candidature de l’ancien président sénégalais a suscité des réserves au sein de la société civile africaine et internationale. Plusieurs organisations ont dénoncé un signal négatif, évoquant des accusations liées à la gestion des crises politiques durant son mandat.

Ces pressions ont contribué à influencer la position de certains États membres, accentuant les divisions au sein de l’Union africaine.

 

Le facteur géopolitique : la rotation des continents

Autre élément déterminant : la question de la rotation géographique. Après deux mandats du Portugais António Guterres, plusieurs pays estiment que le prochain Secrétaire général devrait provenir d’Amérique latine.

Cette dynamique réduit mécaniquement les chances d’un candidat africain, malgré l’absence de règle formelle en la matière.

 

Une stratégie diplomatique contestée

Des critiques émergent également sur la stratégie adoptée autour de cette candidature. Le choix de faire porter l’initiative par le Burundi, ainsi que l’implication supposée de certains chefs d’État africains influents notamment Alassane Ouattra de la Côte d’Ivoire et Dénis Sassou N’Guessou du Congo, ont été perçus par certains comme une tentative d’imposition sans concertation suffisante.

Ce contexte a renforcé les résistances internes au sein de l’UA.

 

Quelles perspectives pour l’élection à l’ONU ?

Le mandat de António Guterres prendra fin le 31 décembre 2026. Le processus de succession est déjà en cours.

Parmi les candidatures ou profils évoqués figurent :

-Michelle Bachelet qui aussi n’a pas le soutien de son pays

-Rebeca Grynspan

-Rafael Grossi

La prochaine étape clé sera celle des “straw polls” au Conseil de sécurité, avant une recommandation officielle suivie d’un vote de l’Assemblée générale de l’ONU.

 

Un coup d’arrêt, mais pas forcément une fin

Même sans le soutien officiel de l’Union africaine, Macky Sall pourrait théoriquement maintenir sa candidature. Toutefois, l’absence d’unité africaine constitue un handicap majeur dans une compétition hautement diplomatique.

Ce revers met en lumière les fractures politiques au sein du continent, mais aussi les exigences croissantes de légitimité et de consensus pour accéder aux plus hautes fonctions internationales. Ce rejet est un signal aux chefs d’Etat en exercice dont l’image est écornée à l’interne et qui cherche à briguer des postes à l’international. 

 

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Clarisse AFANOU

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