Les Etats-Unis ont engagé un vaste durcissement des politiques migratoires après l’attaque qui a visé deux membres de la Garde nationale à Washington. L’administration Trump a ordonné une vérification systématique de toutes les cartes vertes (« green card », un visa pour devenir résident permanent) accordées à des ressortissants originaires de pays classés sensibles, une liste qui comprend notamment l’Afghanistan, l’Iran, Cuba, la Somalie, le Soudan, le Yémen ou encore le Venezuela. « Je vais suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde afin de permettre au système américain de se rétablir complètement », a écrit le président américain un peu plus tard dans la journée dans une longue diatribe sur son réseau Truth Social à l’occasion de la fête de Thanksgiving.
Le 20 janvier 2025, le président américain avait signé une nouvelle proclamation liée au décret présidentiel 14161, réactivant une politique de restrictions migratoires ciblées afin de « protéger les États-Unis des menaces terroristes et sécuritaires étrangères ». Cette décision marque un retour à une approche déjà controversée durant son premier mandat, reposant sur des suspensions de visas basées sur des critères de sécurité nationale, de coopération consulaire et de conformité aux règles migratoires américaines.
Dans cette nouvelle liste, sept pays sont soumis à des restrictions partielles concernant les visas B-1 (affaires), B-2 (tourisme), F (études), M (formation professionnelle) et J (programmes d’échanges). Parmi eux figurent le Togo, le Burundi et la Sierra Leone. Washington estime que ces pays ne répondent pas suffisamment aux exigences américaines en matière de sécurité ou de coopération migratoire.
Le Ghana officiellement épargné
Contrairement au Togo, le Ghana ne figure pas dans cette dernière vague de restrictions. L’information a été confirmée par le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, à l’issue d’une rencontre avec l’ambassadeur américain par intérim à Accra, Rolf Olson.
Le diplomate américain a assuré que le Ghana ne fait partie ni de la révision ciblant certains détenteurs de cartes vertes, ni de la suspension temporaire de certains types d’immigration annoncées récemment par l’administration Trump.
« J’ai eu aujourd’hui une réunion très constructive avec l’ambassadeur américain par intérim au Ghana, S.E. Rolf Olson », a déclaré le ministre dans un message publié sur Facebook lundi 1er décembre 2025. Il y évoque des « progrès positifs » dans les relations bilatérales, dont le rétablissement des visas de cinq ans pour les voyageurs ghanéens, la suppression des droits de douane de 15 % imposés par l’administration Trump sur le cacao, le cacao semi-transformé et d’autres produits agricoles, les dispositions prévues pour les supporters ghanéens en vue de la Coupe du monde, et l’exemption du Ghana de la récente révision visant certains détenteurs de cartes vertes.
Il faut souligner que la nouvelle vague de contrôles imposée par Washington intervient quelques jours après qu’un ressortissant afghan a tué deux membres de la Garde nationale américaine, un événement qui a poussé la Maison-Blanche à durcir à nouveau ses filtres migratoires.
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Dieudonné Djigbodi
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