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Message à la nation: Le Togo devient la risée de la communauté internationale – Komi Wolou

À l’aube de l’année 2026, le Secrétaire national du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), le Professeur Komi Wolou, a livré un message empreint d’émotion à l’endroit du peuple togolais.

Dans son adresse, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2020 est revenu sur la persistance des inégalités sociales et la multiplication des injustices politiques qui fragilisent les populations. Il a, à cette occasion, lancé un appel pressant aux gouvernants, les invitant à faire preuve de davantage d’amour, d’humanisme et de considération envers les citoyens.

 

CI-DESSOUS, L’INTEGRALITE DU MESSAGE DU PROF KOMI WOLOU 

 

                 Vœux du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR)

                                      Pour l’année 2026

 

Togolaises et Togolais, chers compatriotes,

L’année 2025 s’achève, une nouvelle débute.

C’est à la fois l’heure des bilans, des perspectives et des vœux.

J’exprime les compassions du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) et les miennes propres à vous tous, qui avez connu des moments difficiles l’année écoulée, la perte d’un être cher, les maladies, les peurs, les blessures, les difficultés socio- économiques, les privations de libertés, particulièrement les détenus politiques, des blessures physiques et psychologiques, des drames de tous ordres.

Puisse le Seigneur nous aider à supporter ce qui ne peut être changé et à avoir le courage de poursuivre la lutte pour ce qui peut être amélioré.

L’année 2025 s’achève comme les précédentes dans un contexte politique toujours plus crispé, un climat social davantage critique, une vie publique décadente.

A la souffrance des plus faibles, s’oppose l’indifférence des forts, et surtout des gouvernants plus préoccupés par leur enrichissement personnel que le défi d’un mieux-être collectif partagé.

L’égalité de chance tant proclamée n’est qu’une imposture.

A vue d’œil, notre pays stagne et même recule sur plusieurs aspects par rapport à nos voisins, dans un contexte de compétition internationale.

Nos institutions publiques sont dévoyées, le pouvoir législatif déplumé et méprisé, le pouvoir judiciaire apprivoisé et instrumentalisé, le pouvoir exécutif en perte de repère, une banalisation constante des violations des droits de l’homme, le harcèlement des entreprises, l’abdication de la plupart des autorités morales, l’absence de modèle et de repère pour la jeunesse.

Les couches sociales se reproduisent selon les lois de la biologie, le prédisent engendrant des présidents, les enfants des ministres appelés  à  devenir ministre,   et pareillement dans d’autres corps, les enfants des pauvres condamnés à le demeurer sauf à accepter une corruption morale avilissante; une jeunesse désœuvrée et déprimée du fait de l’incapacité des dirigeants à insuffler une politique efficiente.  

Le pays s’endette davantage, hypothéquant le sort des futures générations.

Dans ce contexte, les uns se résignent, les autres cherchent à tirer leur épingle du jeu en s’alliant au fort pour bénéficier des miettes.

Les plus résistants au lieu de combattre l’injustice se disputent acharnement des places aux côtés des plus forts pour leur part au festin de l’injustice et de la déshumanisation.

Le peuple ne croit plus en rien. Le pays devient la risée de la communauté internationale.

Jusqu’à quand, chers compatriotes, jusqu’à quand?

Jusqu’à quand allons-nous renoncer à notre dignité?

Jusqu’à quand allons-nous accepter cette corrosion sociale?

Jusqu’à quand allons-nous accepter ce suicide collectif?

Jusqu’à quand allons-nous tolérer ce parricide?

Jusqu’à quand régnera l’hypocrisie et la dénégation des valeurs essentielles à la survie collective?

Chers compatriotes, il y a un temps pour tout.

Il y a un temps pour naître, il y a un temps pour mourir.

Il y a un temps pour courir, il y a un temps pour s’arrêter.

Il y a un temps pour agir, mais il y a aussi un temps pour s’interroger.

Quel est notre bilan collectif?

Quel est l’état de notre pays?

Quel est l’état psychologique et matériel du plus grand nombre d’entre nous?

En sommes-nous en tant que dirigeants ou simples citoyens satisfaits?

Les gémissements individuels, la misère toujours grandissante, le désespoir collectif ne sont pas des fatalités. Il n’y a aucun pouvoir de légitimité divine qui autorise l’injustice, l’écrasement des faibles et l’indifférence face à la souffrance humaine.

Nous ne pouvons pas récolter une prospérité collective en arrosant de nos silences, de nos contributions les graines de l’injustice, l’appropriation éhontée des biens communs, le favoritisme préjudiciable aux faibles et aux sans voix.

Ceux qui s’enrichissent en dépouillant le peuple sont encensés, y compris par les sentinelles.

Nous pouvons ensemble décider d’un autre avenir pour le Togo.

C’est pourquoi je forme le vœu que l’année 2026 soit pour le Togo celle d’un changement radical, d’un nouveau départ.

Ensemble, dans un élan de repentance sincère et de pardon, nous devons poser les fondements d’un Togo nouveau, d’une société nouvelle ayant pour boussole les valeurs de justice, de solidarité, d’équité, de transparence, de liberté et de respect mutuel.

Nous avons les uns envers les autres une dette d’amour. L’amour ne ment pas, l’amour ne trompe pas, l’amour n’est pas hypocrite. L’amour dit la vérité.

A la jeunesse togolaise, je voudrais dire que c’est pour vous que nous nous battons. Vous ne devez pas rester en marge de cette lutte. Vous en êtes le moteur.

A nos mères, à nos épouses, aux femmes de toutes les formations politiques, de toutes les couches sociales, de toutes les confessions religieuses, de toutes les ethnies, vous êtes les principales éducatrices de la société. Ne laissez pas s’éteindre la flamme du bien qui brûle naturellement en vous.

A tous les intellectuels, à tous les cadres, de tous les secteurs sans exceptions, de toutes les ethnies, peu importe votre appartenance politique, le peuple vous regarde.

Je rêve pour l’année 2026 d’une nouvelle constitution qui émanera du peuple souverain, une constitution sous-tendue par l’équité et la solidarité entre les régions, entre les ethnies, entre les forts et les faibles, une constitution qui apaiserait les craintes parfois légitimes des uns et des autres.

Je rêve d’un Togo dans lequel chaque citoyen devra pouvoir justifier son train de vie et sa fortune, gage d’une protection des ressources communes, préalable à une politique sociale efficiente.

Je rêve d’un Togo dans lequel la justice sera rendue par des hommes intègres craignant Dieu et non le roi. Je rêve d’une justice qui ne sera pas redoutée par le pauvre.

Je rêve d’un Togo dans lequel le citoyen ne sera pas emprisonné ou persécuté pour ses opinions.

Je rêve d’un Togo dans lequel les portes des prisons s’ouvriront et d’où sortiront réhabilités les détenus politiques.

Je rêve d’un Togo dans lequel les citoyens ne mourront plus   faute de moyens pour se soigner.

Je rêve d’un Togo dans lequel les ressources nationales serviront équitablement aux mieux-être de tous les Togolais.

Je rêve d’un Togo dans lequel gouvernants et gouvernés seront égaux devant la loi et se respecteront mutuellement.

 Je rêve d’un Togo dans lequel les sentinelles de la nation prêcheront sans complaisance et dans la vérité aux pauvres, aux riches, aux forts, aux faibles, aux gouvernants et aux gouvernés.

Je rêve d’un Togo dans lequel tous les acteurs politiques feront preuve de cohérence et de loyauté envers le peuple et entre eux, accordant une primauté à l’intérêt général.

Puisse le Seigneur qui appelle à l’existence les choses qui n’existent pas faire de ces rêves des réalités.

 

Bonne et heure année 2026 à chacun et à tous.

 

Vive le Togo.

 

Que Dieu bénisse le Togo. Je vous remercie.

 

                                                 Prof. WOLOU Komi

                                        Secrétaire National du PSR

 

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Dieudonné Djigbodi

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