Take a fresh look at your lifestyle.
Mixx by Yas

Mutilations génitales féminines : pourquoi l’inaction menace l’avenir de millions de filles en Afrique ?

 

Le 6 février 2026, la communauté internationale a célébré la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF). À cette occasion, le Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Sennen Hounton, a lancé un appel fort à l’action, soulignant l’urgence d’investir durablement pour mettre fin à une pratique qui compromet la santé, les droits et l’avenir de millions de filles.

L’Afrique de l’Ouest et du Centre demeure l’épicentre mondial des MGF. La région concentre 17 des 27 pays africains les plus touchés, faisant d’elle un maillon clé dans l’atteinte de l’objectif mondial de zéro mutilation génitale féminine d’ici 2030, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD). Contrairement aux idées reçues, les MGF ne relèvent ni d’une tradition culturelle acceptable ni d’une nécessité médicale, mais constituent une grave violation des droits humains.

 

Aujourd’hui, plus de 230 millions de femmes et de filles vivent avec les conséquences physiques et psychologiques des MGF. Chaque année, 4 millions de filles supplémentaires, dont la moitié âgées de moins de cinq ans, sont exposées à ce risque. Sans une accélération significative des efforts, 23 millions de filles pourraient encore subir cette pratique d’ici 2030, avertit l’UNFPA.

 

Malgré des progrès notables au cours de la dernière décennie, le rythme reste insuffisant. Pour atteindre la cible des ODD, le recul des MGF devrait être 27 fois plus rapide. Cette urgence est d’autant plus préoccupante que les financements mondiaux diminuent, alors même que le coût de l’inaction est élevé : 1,4 milliard de dollars par an sont consacrés au traitement des complications liées aux MGF dans les systèmes de santé.

 

À l’inverse, l’investissement est rentable. Selon l’UNFPA, chaque dollar investi dans l’élimination des MGF génère 10 dollars de bénéfices, notamment en matière de santé, d’éducation et de productivité. Un investissement mondial de 2,8 milliards de dollars permettrait de protéger 20 millions de filles.

 

Dans cette dynamique, le Programme conjoint UNFPA–UNICEF, lancé en 2008, joue un rôle central. Actif dans 18 pays, dont 8 en Afrique de l’Ouest et du Centre, il a déjà permis de protéger plus de 1,1 million de filles, d’accompagner 50 millions de personnes vers l’abandon public des MGF et de fournir des services essentiels à plus de 7 millions de survivantes.

 

Pour Dr Sennen Hounton, la fin des MGF passe par un engagement collectif : gouvernements, communautés, leaders religieux, secteur privé et partenaires techniques doivent unir leurs efforts. « Nous avons les solutions. Il est temps d’investir dans l’avenir que méritent les filles », conclut-il.

 

 

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

 

Clarisse AFANOU

E-Mail: togoscoop@gmail.com

Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.

VOTRE PUB ICI

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

2 + 5 =
Powered by MathCaptcha

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

Privacy & Cookies Policy