Après trois semaines de détention, les responsables de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), Mme Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson, Coordonnatrice générale et Gérard Djossou, en charge des questions des droits de l’Homme ont recouvré leur liberté au milieu de la journée de ce jeudi sur décision du Doyen des juges d’instruction après que le conseil des deux prévenus a fait une demande de mise en liberté provisoire.
Le pouvoir de Lomé en décidant d’employer une méthode des années 90 qui consiste à kidnapper en pleine rue, puis en jetant en prison des responsables politiques a certainement ignoré l’évolution de notre monde actuel. Et comme il fallait s’y attendre la mobilisation à l’interne doublée d’une condamnation à l’international et la forte de mobilisation grâce aux réseaux sociaux n’ont pas rendu la tâche facile aux tenants de l’ordre ancien. Après tout Mme Adjamagbo, ancien candidate à l’élection présidentielle est une personnalité à la probité morale avérée. Telle est une patate chaude dans la main, ce dossier mal ficelé avec des accusations « fallacieuses » est devenu difficilement gérable pour le juge d’instruction.
Avec la rencontre en début de semaine entre le ministre de l’Administration territoriale et les partis politiques on voyait venir cette remise en liberté provisoire même si le ministre a argué qu’il y a séparation des pouvoirs, une injonction du ministre de tutelle est plausible dans cette mise en liberté provisoire. De toutes les façons Lomé n’a pas besoin de cette publicité.
C’est ainsi que cette demande formulée par le conseil des deux prévenus est une aubaine saisie par le juge instructeur car évitant à chacune des parties de perdre la face.
On peut en être sûr que ce dossier politique habillé en « groupement de malfaiteurs et atteinte à la sureté intérieure de l’Etat », à l’instar des autres dossiers à connotation politique comme celui par exemple des incendies des marchés du Togo ou même l’affaire d’escroquerie internationale impliquant Pascal Bodjona au riche émirati ne connaitront jamais de dénouement.
Les familles de Mme Adjamagbo-Johnson et de Djossou peuvent ce soir dormir tranquille mais que sera alors l’altitude de l’opposition et des autres organisations de la société civile qui ont exigé la libération de tous les détenus politiques ? Voilà la grande question maintenant…
Albert AGBEKO
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