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Togo : A 14 ans, violée par un militaire elle perd sa virginité

 

                                                    Photo d’illustration qui n’a rien à voir avec la réalité

 

Il n’y a rien de plus répugnant et de plus condamnable quand un homme censé protéger les citoyens se transforme en bourreau et surtout si la victime est une mineure. C’est ce qui est arrivé à la petite Kafui (nom d’emprunt), 14 ans, revendeuse de pommade, à la frontière Togo-Ghana, côté togolais, au lieu-dit beat one (1). Cette adolescente a été, ce 23 septembre, autour de 18 heures, violée sans ménagement et sans témoin par un militaire en faction au dit lieu.

 

Les faits tels que rapportés par la victime est que chaque fois qu’elle passe là-bas pour vendre ses articles, il y a un militaire qui insiste pour qu’elle rentre dans leur tente pour lui vendre. Elle s’y oppose. Malheureusement pour elle, ce 23 septembre, comme pour commémorer l’agression terroriste, le militaire s’est transformé lui-même en terroriste pour cette créature innocente. Un acte qui aura à coup sûr un impact psychologique sur la vie de cet enfant. Ce 23 septembre, disons-nous, ce militaire a décidé d’assouvir à son instinct bestial en passant par le viol.

 

« Chaque fois que je passe par ici, il m’appelle et je refuse d’aller. Si je refuse, il me demande de rentrer dans leur tente. Aujourd’hui je passais également comme d’habitude, il m’a encore appelé et j’y suis allée. Il m’a demandé de m’asseoir et quelques minutes après, il m’a soulevé pour me faire entrer dans leur chambre. Il m’a déshabillé et puis il m’a violé », a confié Kafui tout en pleurant avant de préciser qu’elle essayait de crier mais son violeur a pris quelque chose pour mettre dans sa bouche. « Je voulais utiliser la force mais je n’y arrivais pas », a-t-elle ajouté avec aigreur.

 

 

Pour la petite gamine violée, c’est comme si le militaire n’a pas peur de Dieu. « Quand il me violait, je lui disais que Dieu te voit mais il continuait par me violer. Après avoir fini, il me dit de ne pas l’humilier ici car son second arrive », a laissé entendre cette petite fille vierge.

 

Après cet acte crapuleux de ce corps habillé, l’adolescente est laissée pour compte. Elle a été retrouvée en pleurs dans les rues par des passants qui l’ont conduit à sa mère qui a une nourrice.

 

En courroux et accompagnée sur les lieux par quelques proches, le portable de la petite  retrouvé non loin du lit  où elle a été violée et de même que les articles qu’elle vendait ont été remis à la mère par ses collègues qui ont pris soin de cacher le violeur. Finalement, voyant l’attroupement c’est masqué que le militaire violeur a été « exfiltré » par ses collègues sur une moto sous la huée de la foule.

 

Sur insistance de la mère de la victime qui exigeait à voir le violeur de son enfant, un contact lui a été remis.

 

La petite toute saignante conduite au CMS d’Amoutiévé, les médecins vu son cas l’ont référée au CHU SO pour des soins appropriés. Cette même nuit, des analyses lui ont été faites, une pilule lui a été donnée pour lui éviter une éventuelle grossesse. L’analyse révèle qu’elle a eu une déchirure mais que ce n’est pas aussi grave au point de nécessiter une suture. Des analyses complémentaires ont été demandées de même que pour le violeur.

 

Le lendemain, grâce au contact reçu la veille, la famille s’est rendue au poste du violeur. Là ce dernier a été identifié comme militaire du camp FIR. Il a été contraint à faire le test de dépistage. Et depuis plus  rien, à part 5000 F CFA qu’il a donné à la famille. Les supérieurs hiérarchiques qui ont donné l’impression de vouloir prendre à bras le corps l’affaire ne font que tourner en bourrique la famille. Pendant ce temps, huit jours après le viol, l’enfant continue par saigner. Face à cette situation la famille ne demande que justice. Les organisations de défense des droits des enfants sont interpellées. A signaler tout de même que le centre Kékéli saisi a pris en charge une partie des frais hospitaliers de l’enfant. Mais le bourreau est toujours en liberté. Peut-on parce qu’on est militaire violer impunément ? C’est le sentiment qu’à cette famille aujourd’hui clouée.  Parce que une mère allaitant, une fille sur qui reposait la survie du reste de la famille par la vente de la pommade est aussi alitée par l’inconscience d’un homme censé la protéger.

 

LE CODE PENAL REPRIME LE VIOL

 

Selon Tony BOU, Psychologue-clinicien et de la santé, le viol créé des dommages chez l’individu. Ces dommages peuvent être constatés sur le plan sexuel, social, relationnel et psychologique.

 

Au niveau psychologique par exemple, « la victime va toujours se culpabiliser par rapport tout ce qu’elle ressent, se trouve étrange à elle-même. Elle vit dans un traumatisme et c’est là on peut parler de la prise en charge », a affirmé BROU.

 Le code pénal togolais punit de réclusion criminelle de cinq (05) à dix (10) ans et d’une amende de deux millions (2.000.000) à dix millions (10.000.000) de francs CFA tout auteur de viol. Si la relation sexuelle est imposée par la violence, la contrainte ou la menace par un conjoint à un autre, elle est punie d’une amende de deux cent mille (200 000) à un million (1 000 000) de francs CFA ou de sept cent vingt (720) heures de travail d’intérêt général. En cas de récidive, la peine est de dix (10) à douze (12) mois d’emprisonnement et d’une amende d’un million (1 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA.

 

Le Centre Kékéli, à Lomé, est spécialisé dans le cas de viol de façon général et particulièrement le viol sur mineur. Le numéro gratuit « Allo 10 11 » peut être aussi saisi pour signaler les cas de viol.

 

 

La Rédaction

E-Mail: togoscoop@gmail.com

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