Lutte contre le t3rrorisme : Après le Togo, FBI atterrit en Côte d’Ivoire
Après le Togo où des agents du Federal Bureau of Investigation (FBI) ont formé des éléments des forces de l’ordre et de sécurité sur la lutte contre le trafic d’être humain, Washington aurait décidé de déployer une unité du FBI, appuyée par les services de renseignement américains, afin de mener une enquête sur de présumés « financements du Hezbollah » en Côte d’Ivoire. Pour les observateurs attentifs aux dynamiques géopolitiques internationales, cette initiative s’inscrirait dans une stratégie plus large visant à resserrer l’étau autour de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les autorités ivoiriennes, sous la présidence d’Alassane Ouattara, pourraient être appelées à autoriser des opérations spéciales américaines sur leur territoire, officiellement destinées à traquer d’éventuels relais du Hezbollah. Par la suite, il pourrait être avancé que ces supposés collaborateurs se seraient repliés vers le Mali et le Burkina Faso, servant ainsi de prétexte à une implication directe des États-Unis dans l’espace AES. Dans ce scénario, toute opposition des autorités sahéliennes serait alors présentée comme une justification à une escalade majeure, voire à un conflit ouvert.
Une démarche qui soulève des interrogations, d’autant plus qu’aucun mandat officiel ne leur a été confié par les États africains concernés, ni par le Conseil de sécurité des Nations unies. Par ailleurs, Boko Haram n’a jamais ciblé le territoire américain, et le Hezbollah, de son côté, n’a pas mené d’attaques contre les États-Unis, hormis son implication dans des conflits liés à Israël, allié stratégique de Washington.
Dès lors, une question centrale se pose : quelle serait réellement la présence ou l’utilité d’agents du Hezbollah en Côte d’Ivoire ? Et surtout, qui a mandaté les États-Unis pour se positionner comme force de traque mondiale de cette organisation ?
Pour certains analystes, ces développements traduisent la mise en œuvre progressive d’un plan de déstabilisation et de reprise d’influence américaine sur le continent africain. Une stratégie annoncée de longue date et qui, selon eux, serait désormais entrée dans sa phase opérationnelle. Quant à ceux qui réclament des preuves formelles et des sources officielles, ils devront continuer d’observer l’évolution des événements.
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Dieudonné Djigbodi
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