Togo : le meeting du CNCC à Tsévié a débuté après plusieurs perturbations par des barrages policiers et des blocages
Un meeting sous tension. Alors que le Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC) tient un rassemblement ce dimanche 8 novembre 2026 à Attikoumé, dans la commune de Tsévié, plusieurs délégations de l’opposition ont été empêchées de rallier le lieu de la rencontre. Des forces de sécurité ont notamment bloqué la circulation à Togblékopé.
Le maire de la commune 1 a-t-il réellement autorisé le meeting du Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC) ? La question mérite d’être posée au regard des entraves signalées ce dimanche sur les routes menant au lieu du rassemblement.

À l’instar de ce qui s’était produit lors du meeting de Vogan, il y a quelques mois, des responsables politiques et des militants de l’opposition ont rencontré des obstacles sur leur itinéraire. À Togblékopé, des policiers et des gendarmes ont bloqué la route nationale, immobilisant notamment le convoi des leaders de l’opposition composé de Me Dodji Apévon, du professeur David Dosseh, professeur Wolou et de Jean-Pierre Fabre…
La situation s’est tendue lorsque des jeunes de l’opposition ont érigé à leur tour des barricades sur l’autre voie, exigeant le passage des responsables du CNCC. Après plusieurs moments de tension, le convoi a finalement pu poursuivre sa route.
Mais les difficultés ne se sont pas arrêtées là. À environ cinq kilomètres des péages, sur l’axe nord en venant de Tsévié, un accident a été simul bloquant de nouveau la circulation. La voiture en question serait celui d’un élu local du parti au pouvoir selon les informations reçues sur place.
Au moment de la publication de cet article, seuls le professeur Aimé Gogué, Jean Kissi, Me Isabelle Améganvi et Binafamé, arrivés plus tôt, avaient rejoint le lieu du meeting à Attikoumé.

Une autre délégation conduite par le conseiller Avognon, en provenance de Dalavé, a été interpellée et conduite à la gendarmerie de Tsévié. Nadia Touré aussi, une activiste de l’opposition, a été interpellée. Informés de la situation, des militants s’organisaient pour se rendre à la brigade et réclamer sa libération.
Pendant ce temps, sur le site du rassemblement, des groupes folkloriques assuraient l’animation dans l’attente de l’arrivée des autres délégations.
Ces incidents soulèvent une nouvelle fois la question de la liberté de réunion et de circulation des acteurs politiques au Togo. Car, à quoi sert une autorisation administrative de meeting si les responsables politiques et les citoyens désireux d’y participer rencontrent des obstacles sur leur chemin ?

Le contraste est d’autant plus frappant que le président du Conseil a récemment affirmé, dans son message sur l’état à la nation, que le pays avait besoin d’une opposition. Sur le terrain, les entraves lors de ce rassemblement donnent pourtant à voir une réalité qui semble difficilement conciliable avec cette déclaration.
Le meeting vient de démarrer avec la présence effective de tous les leaders.





