vue partielle de l’édifice
Inaugurer en grande pompe il y a bientôt deux ans par le Président de la République à l’occasion de la célébration de la 59èmeanniversaire de l’indépendance du Togo, le Centre administratif et des services de Lomé (CASEL) ne dispose pas de groupe électronique pour suppléer à la coupure du courant électrique. Conséquence quand il y a coupure du courant électrique la vie s’arrête dans l’édifice.
Qui aurait cru que ce complexe administratif abritant trois ministères (agriculture, santé et enseignements) ne disposerait pas de groupes électroniques ou même de panneaux solaires qui assureraient une autonomie de fonctionnement à l’édifice en cas de coupure. Eh bien c’est la triste réalité que vivent les fonctionnaires des différents ministères délocalisés dans cet édifice construit à hauteur de 18 milliards par les Chinois et mis à disposition de l’Etat togolais. Et comme les donateurs n’ont pas doté l’édifice de groupe électrogène, l’Etat togolais qui l’utilise depuis bientôt deux ans ne l’a non plus fait.
Et quand il y a coupure, c’est la croix et la bannière au sein de l’édifice. Les journalistes invités mardi dernier pour le lancement de la campagne de distribution de moustiquaires à imprégnation durable (MID) ont fait l’amère expérience.
Ce jour-là, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) a eu l’outrecuidance de couper le courant électrique dans la zone comme elle s’est résolue à le faire ces dernières semaines dans plusieurs quartiers de Lomé. Durant plus de deux heures, l’édifice était sans courant électrique. Tout est au ralenti dans l’édifice pour ne pas dire bloqué. Même la réunion a failli un moment être reportée.
A l’intérieur des salles, la chaleur était suffocante. On pouvait apercevoir presque simultanément l’ouverture des fenêtres côté sud du bâtiment pour permettre aux occupants de recevoir l’air frais venant de la mer.
On envisageait la délocalisation de la réunion dans une autre salle plus commode avec l’optique de l’ouverture des portes et fenêtres quand la CEET a finalement rétabli le courant.
Les journalistes obligés de se regrouper dans la cour de l’édifice
Pour la poignée de journalistes qui a vécu cette scène c’est insupportable. Voir un tel édifice sans être doté de groupe électrogène ou autres sources énergétiques est imaginable. Des confrères rapportent même qu’un fonctionnaire a été bloqué dans l’ascenseur et qu’on a dû appeler un Chinois qui est venu à sa rescousse.
Pour un édifice construit à hauteur de 18 milliards et qu’on n’a pas pu trouver un fonds additionnel pour le doter d’énergie secours bientôt deux ans est un manquement grave à corriger le plus rapidement possible. Ce n’est pas parce que les Chinois n’ont pas prévu un groupe électrogène que l’Etat togolais ne peut lui-même l’acquérir et laisser toute administration à la messie du courant électrique.
Aéroport de Lomé construit sur fonds chinois : première goutte d’eau inondée. Centre administrative des services de Lomé : coupure de courant, tout est bloqué, l’état togolais doit « sciencer ».
Francine DZIDULA
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