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Les personnes en situation de handicap, les oubliés du dernier concours du ministère de l’Agriculture


                                        Une salle d’examen lors du dernier concours du ministère de l’agriculture

 

Le verdict du dernier concours organisé par le ministère de l’Agriculture est enfin tombé deux ans après les épreuves écrites. Un concours pour lequel sur 1552 places à pouvoir plus de 25 586 candidats s’étaient présentés. Parmi ceux-ci figuraient 13 handicapés visuels. En consultant les résultats, il ressort qu’aucun candidat handicapé et particulièrement visuel n’est admis. Tout comme pour le dernier concours organisé au niveau de la justice, où  tous les 3 candidats handicapés visuels ont été recalés. C’est également le cas pour celui-ci d’où l’inquiétude dans le rang des personnes vivant avec un handicap et particulièrement celles avec un handicap visuel.  

Ces personnes  se demandent et à juste titre si elles ne sont pas en face d’une discrimination qui ne dit pas son nom au niveau de l’Etat ou n’assisteraient-elles pas à un refus de la part de ce dernier de leur reconnaitre le droit à l’emploi. La situation est d’autant plus paradoxale dans la mesure où l’Etat Togolais a ratifié depuis 2011 la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées dont l’article 27 traite du droit à l’emploi, l’article 28 de la protection sociale, l’article 19 de l’autonomie de vie et l’inclusion, l’article 5 de l’égalité et de la non-discrimination et l’article 4 des obligations des Etats partis de la convention.

Malgré la ratification de ces textes et instruments internationaux, dans la pratique, les personnes vivant avec un handicap sont reléguées au second plan sur les lieux de travail. A titre d’illustration, les personnes vivant avec un handicap précédemment intégrées dans la fonction publique sont purement et simplement affectées soit dans les centres spécialisés pour enfants handicapés visuels, soit au ministère de l’action sociale. Même cas pour ceux qui ont été enrôlées dans le programme de volontariat national.

Même s’il n’est pas nullement pas question de promouvoir la médiocrité, il y a lieu de se demander si l’Etat veut marginaliser cette frange importante de la société togolaise. Ne serait-il mieux de réfléchir sérieusement à des mesures à prendre pour intégrer ces personnes dans la société. Au moment où on parle de plus en plus de développement inclusif toutes les couches de la société togolaise doivent trouver leur place au sein de la société pour un développement harmonieux comme le recommande d’ailleurs les Objectifs du millénaire pour le développement.

 

Clarisse AFANOU

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