Scandale à Goubi: Quand le Point Focal UNIR et le Chef Canton sabotent la démocratie artisanale
Goubi, préfecture de Tchamba — Ce qui devait être une simple cérémonie d’installation s’est transformée en un véritable coup de force politique. Le 16 septembre 2026, l’élection de la nouvelle Cellule Cantonale de Métiers (CCM) de Goubi a basculé dans l’arbitraire le plus total sous les yeux médusés des artisans locaux.
Une élection transparente balayée par l’arbitraire
La Cellule Cantonale de Métiers censée protéger les intérêts des artisans du canton de Goubi en dehors de toute partisannerie, renouvelait ses instances.
Le 29 juillet, le verdict des urnes tombait sans contestation : ASSIMA Mahamadou, ancien délégué préfectoral, remportait la présidence avec 25 voix contre 20 pour son adversaire.
Mais la logique démocratique s’est heurtée au mur des ambitions politiques et personnelles.
Le film du dérapage
Lors de la cérémonie d’officialisation du 16 septembre en présence des premiers responsables de l’unité préfectorale des Chambres de Métiers de Tchamba, alors que le protocole touchait à sa fin dans le calme, le déroulement des événements prend une tournure surréaliste.
Le Chef Canton de Goubi, ABOU Assoumane quitte précipitamment la salle, passe un coup de téléphone et réintègre sa place. Quelques instants plus tard, ATCHA Mawuena Augustin, Point Focal du parti UNIR — pourtant totalement étranger au secteur de l’artisanat — s’invite sans convocation. Le Chef Canton rejoint l’intrus à l’extérieur pour un bref échange à l’abri des regards. De retour dans la salle, le Point Focal UNIR exige l’arrêt immédiat de la cérémonie et ordonne l’évacuation des lieux sous la menace, promptement appuyé par le Chef Canton.
Résultat : une panique générale et une salle vidée dans un désordre indescriptible. Goubi a frôlé une confrontation violente à caractère politique. N’eût été le sang-froid et la sagesse des partisans du nouvel élu dans la salle ainsi que celle d’autres personnes indignées, cette cérémonie allait se transformer en une bagarre sanglante par la faute du Chef Canton et de son complice.
Le Point Focal d’UNIR se justifie :
« ASSIMA Mahamadou n’est pas du parti UNIR. Il est hors de question de le laisser diriger les artisans tant qu’il ne rejoint pas les rangs du parti au pouvoir. »
Une déclaration assumée au domicile du responsable politique, puis réitérée au palais du Chef Canton qui a lui-même avoué n’avoir été désigné à sa charge de Chef de Canton que grâce à son militantisme convaincu au sein du parti au pouvoir.
Règlements de comptes et tensions claniques
Derrière ce blocage politique, se cache une vendetta personnelle et identitaire. Nos investigations révèlent que le Chef Canton de Goubi poursuit une croisade ciblée contre la collectivité Djagoun de Goubi — dont est issu le président élu ASSIMA Mahamadou.
Un conflit foncier et historique constitue ici les dessous de cette affaire rocambolesque. Le Chef Canton tente de spolier la collectivité Djagoun de son titre historique de fondatrice de la localité. En effet, depuis sa prise de fonction, le climat social s’est détérioré au point de transformer Goubi en une poudrière inter clanique avec la confiscation de la fête traditionnelle transformée en une source de division et de conflit, brisant ainsi une cohésion sociale séculaire à cause des actes répétés du chef canton devenu le principal ennemi de la cohésion sociale du canton qu’il est censé diriger dans la paix.
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.
Francine DZIDULA
E-Mail: togoscoop@gmail.com
Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.
Rejoignez notre chaîne WhatsApp…https://whatsapp.com/channel/0029VbDVxUrH5JM4Zxl0T01S



