La capitale béninoise est en proie à une tentative de coup d’État depuis l’aube. Des chars ont été déployés autour du domicile de Patrice Talon, situé près du camp Guézo, et tous les accès menant à sa résidence ainsi qu’à la Présidence ont été bouclés. Selon des sources sécuritaires, la maison du chef de l’État aurait été attaquée avant que des militaires conduits par le lieutenant-colonel Pascal Tigri ne prennent le contrôle de la télévision nationale. Dans une déclaration lue à l’antenne, les Forces de défense et de sécurité (FDS) affirment avoir « pris leurs responsabilités face aux multiples dérives du gouvernement », évoquant notamment la dégradation de la situation militaire au Nord-Bénin, l’opacité dans l’attribution des marchés publics, l’exclusion des voix dissidentes, la privation des droits de certains citoyens, les exils forcés, l’adoption de lois jugées crisogènes et des arrestations arbitraires.
Les putschistes ont annoncé la création du Comité militaire pour la refondation (CMR), qui a immédiatement suspendu la Constitution, dissous toutes les institutions, suspendu les activités politiques et fermé les frontières. Le président Patrice Talon a été « démis de ses fonctions » et le lieutenant-colonel Tigri nommé président du CMR, lequel exercera « la plénitude du pouvoir » jusqu’à l’installation de nouvelles institutions. Le CMR affirme vouloir « redonner au peuple béninois sa dignité, pour qu’il vive dans la justice et la fraternité », tandis que la situation reste extrêmement tendue à Cotonou.
Actuellement la situation est confuse à Cotonou car d’autres sources annoncent la contrôle de la situation par les loyalistes.



Mascarade même certaines raisons sont valables le coup de temps n’est pas la solution au Bénin