Togo : l’UJPLA réclame la levée du contrôle judiciaire de Mèwènèmesse Apollinaire
L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) dénonce le maintien du contrôle judiciaire imposé au journaliste togolais Mèwènèmesse K. Apollinaire, directeur de publication de l’hebdomadaire La Dépêche. Dans un communiqué, l’organisation appelle les autorités judiciaires à réexaminer sa situation et à lever cette mesure si aucune nécessité légale et proportionnée ne justifie son maintien. Âgé de 73 ans, le doyen de la presse togolaise est concerné par une procédure liée à un article publié en février 2024.
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Togo : l’UJPLA dénonce les restrictions persistantes imposées au journaliste Mèwènèmesse K. Apollinaire et appelle à la levée de son contrôle judiciaire
L’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) exprime sa vive préoccupation face à la situation du journaliste togolais Mèwènèmesse K. Apollinaire, directeur de publication de l’hebdomadaire La Dépêche, qui, selon les informations rapportées, demeure soumis à un contrôle judiciaire depuis plusieurs années.
Âgé de 73 ans, ce doyen de la presse togolaise fait l’objet de restrictions à sa liberté d’aller et de venir dans le cadre d’une procédure liée à un article publié en février 2024. Cette situation, qui perdure depuis plus de deux ans et demi selon les informations disponibles, soulève de sérieuses interrogations quant au respect des libertés fondamentales et à la protection des professionnels des médias dans l’exercice de leur métier.
L’UJPLA dénonce et condamne fermement toute mesure qui, par sa durée ou ses modalités, porte une atteinte disproportionnée à la liberté individuelle d’un journaliste. Si la liberté de la presse ne saurait soustraire les journalistes à la loi, toute procédure judiciaire les concernant doit respecter les principes d’équité, de proportionnalité, de présomption d’innocence et de respect des droits de la défense.
L’Union rappelle que le journalisme constitue un pilier essentiel de toute société démocratique. Les journalistes doivent pouvoir enquêter, publier des informations et exercer leur profession sans subir de pressions, d’intimidations ou de restrictions injustifiées. La voie judiciaire ne doit pas devenir un instrument de dissuasion contre la liberté d’expression et le droit du public à l’information.
L’UJPLA s’inquiète particulièrement du maintien prolongé des restrictions imposées à Mèwènèmesse K. Apollinaire, alors que les conséquences d’une telle situation sur sa liberté personnelle et son activité professionnelle méritent un examen urgent et approfondi par les autorités compétentes.
Face à cette situation, l’UJPLA :
-Demande aux autorités judiciaires togolaises de réexaminer sans délai la situation du journaliste et de procéder à la levée de son contrôle judiciaire si aucune nécessité légale et proportionnée ne justifie son maintien ;
-Appelle les autorités togolaises à garantir le respect de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et des droits fondamentaux de tous les professionnels des médias ;
-Invite la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) à accorder une attention particulière à ce dossier et à contribuer, dans le cadre de ses prérogatives, à la protection des droits des journalistes ;
-Exhorte les organisations nationales, africaines et internationales de défense de la liberté de la presse à suivre attentivement l’évolution de cette affaire ;
-Appelle à la fin de toute forme de harcèlement judiciaire ou de restriction disproportionnée susceptible d’entraver le travail des journalistes au Togo.
L’UJPLA estime que la crédibilité des institutions judiciaires et des organes de régulation repose également sur leur capacité à garantir les libertés publiques et à protéger les droits de chaque citoyen, sans discrimination.
Le cas de Mèwènèmesse K. Apollinaire ne concerne pas seulement un journaliste. Il interpelle l’ensemble de la profession et pose une question fondamentale : quelle place accorde-t-on à la liberté de la presse lorsque l’exercice du métier de journaliste entraîne des restrictions prolongées à la liberté individuelle ?
L’UJPLA appelle donc les autorités togolaises à privilégier une issue conforme aux principes de l’État de droit et aux engagements internationaux du Togo en matière de droits humains et de liberté d’expression.
« La liberté de la presse n’est pas une faveur accordée aux journalistes. C’est un droit fondamental qui garantit à chaque citoyen le droit d’être informé. »
Fait pour servir et valoir ce que de droit.
Pour l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA)
YAO Noël
Président




