Togo : nouvelle hausse du carburant, le MMLK réclame des « mesures urgentes » pour soulager les ménages
La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers, entrée en vigueur le 11 septembre 2026 au Togo, suscite l’inquiétude du Mouvement Martin Luther King (MMLK). À la veille de la rentrée scolaire, l’organisation dirigée par le pasteur Edoh Komi demande au gouvernement de mettre en place des mesures d’accompagnement, notamment une réduction des frais de péage pour les véhicules, afin de limiter l’impact de cette augmentation sur les ménages.
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) monte au créneau après le nouvel ajustement à la hausse des prix des produits pétroliers au Togo. Dans un communiqué publié le 11 septembre 2026, l’organisation exprime sa « vive préoccupation » face à une décision qui intervient quelques mois seulement après la précédente augmentation et, surtout, à quelques heures de la rentrée scolaire.
Depuis le vendredi 11 septembre, le litre de super sans plomb est passé de 725 à 817 FCFA, soit une hausse de 92 FCFA. Le gasoil est désormais vendu à 766 FCFA contre 750 FCFA auparavant. Le pétrole lampant passe de 1 040 à 1 056 FCFA, tandis que le mélange deux temps atteint 896 FCFA, contre 811 FCFA précédemment.
Deuxième hausse en quelques mois
Pour le MMLK, cette nouvelle augmentation intervient dans un contexte particulièrement sensible. La précédente révision des prix avait pris effet le 27 mai 2026.
En moins de quatre mois, les consommateurs doivent donc faire face à une nouvelle augmentation. Depuis le tarif appliqué avant mai, le prix du super sans plomb est ainsi passé de 680 à 817 FCFA, soit 137 FCFA supplémentaires par litre.
Cette situation préoccupe particulièrement le MMLK, qui considère que le carburant occupe une place centrale dans le fonctionnement de l’économie nationale.
Transport, alimentation et rentrée scolaire sous pression
Dans son communiqué, l’organisation estime que les effets de la hausse ne se limiteront pas aux automobilistes et aux conducteurs de motos. Le carburant étant utilisé directement ou indirectement dans le transport, l’agriculture, le commerce, l’éducation et la santé, son renchérissement peut entraîner une augmentation des coûts dans plusieurs secteurs.
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Le MMLK redoute notamment une progression des prix des denrées alimentaires, des fournitures scolaires et du transport des élèves et étudiants, au moment où les familles doivent déjà faire face aux dépenses liées à la rentrée.
Pour l’organisation, les consommateurs les plus vulnérables sont les premiers exposés à cette situation. Elle estime qu’ils supportent directement les conséquences des décisions tarifaires « sans filet social ni mesure d’accompagnement » suffisant.
Le MMLK demande une baisse des frais de péage
Face à cette situation, le Mouvement Martin Luther King appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes d’accompagnement social pour amortir le choc sur les ménages défavorisés.
L’une de ses principales propositions concerne les frais de péage. Le MMLK demande leur diminution « sur tous les véhicules » afin de contribuer à réduire le coût du transport et, par ricochet, celui des produits de grande consommation.
L’organisation souhaite également l’ouverture d’un cadre de dialogue avec les associations de consommateurs et les acteurs sociaux avant toute nouvelle décision susceptible d’avoir un impact sur le panier de la ménagère.
Appel au civisme des opérateurs économiques
Le MMLK invite par ailleurs les opérateurs économiques à faire preuve de retenue. Il les appelle à éviter toute spéculation ou augmentation anarchique des prix qui viendrait amplifier les conséquences de la hausse du carburant.
En plaçant la question du pouvoir d’achat au cœur de son intervention, le MMLK entend ainsi maintenir la pression sur les pouvoirs publics pour que la nouvelle hausse du carburant ne se transforme pas en une hausse généralisée du coût de la vie.
L’organisation dirigée par le pasteur Edoh Komi affirme enfin rester en « veille citoyenne » et entend continuer à porter la voix des populations vulnérables.



