Take a fresh look at your lifestyle.
Mixx by Yas

Arrestation des responsables de la DMK : « Si nous nous taisons, c’est que demain il n’y aura personne pour nous défendre », clame Kao ATCHOLE

 

 


Depuis l’arrestation des responsables de la Dynamique Mgr KPODZRO,  il ne se passe pas de jour sans qu’une organisation ne monte au créneau pour dénoncer et exiger leur libération. La dernière réaction émane d’une vingtaine d’organisation, de mouvements, et associations de la société civile.  Ces organisation ont exigé la « libération immédiate et sans condition » de Mme Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON et M. YAOVI Dodzi Gérard DJOSSOU ainsi que tous les prisonniers politiques. C’est au cours d’une conférence de presse organisée ce matin à Lomé.

« Nous sommes indignés en tant qu’organisation de la société civile, nous sommes frustrés, révoltés par rapport à la méthode de gouvernance qui s’appuie sur la force brute pour maintenir dans la peur les populations. Nous pensons que ça ne peut plus continuer », a martelé Kao ATCHOLI, le porte-parole des organisateurs de la conférence estimant que Mme ADJAMAGBO est connue pour « son dévouement à la cause des droits de l’Homme et pour son tempérament pacifique par rapport à son engagement politique ».

Ces organisations ont appelé les populations et les formations politiques, les organisations de la société civile, les mouvements syndicats à se tenir prêts à répondre aux appels qu’elles vont lancer dans les prochains jours afin de briser ce spectre de division. « Nous sommes en train de fédérer toutes les énergies, toutes les forces qui se sentent interpelées, indignées par ce qui se passe aujourd’hui à se joindre à nous pour des actions d’envergure », a souligné le porte-parole.

Qualifiant les accusations d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat portées à l’encontre des responsables de la DMK de fallacieuses, ces  d’organisations estiment que ces incarcérations débouchent le plus souvent sur des actes tortures, des procédures judiciaires non respectées et la violation systématique de tous les droits.

« On ne peut pas rester les bras croisés quand on fabrique des charges et qu’on cherche à l’adosser aux responsables de partis politiques », a déclaré pour sa part GBANDJOU Ayao.

« Si nous nous taisons, c’est que demain il n’y aura personne pour nous défendre », a encore réitéré ATCHOLE avant de  démonter la procédure d’état d’urgence. « La crise sanitaire c’est pour éviter que le virus nous n’atteigne pas, qu’il ne  nous tue pas. Mais si le gouvernant tue les populations, si les autorités se servent de la crise pour tuer les populations, elles ne doivent pas continuer par croire que l’état d’urgence va régler leurs problèmes », a conclu l’ancien gendarme.

 

Francine DZIDULA

E-Mail: togoscoop@gmail.com

Tél : (00228) 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.

IPDCP-1

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

+ 60 = 66
Powered by MathCaptcha

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

Privacy & Cookies Policy