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Malgré la pénurie de tomates, Ghana et Burkina Faso consolident leur partenariat commercial

 

 

 

L’économie ghanéenne fait face à de nouvelles pressions à la suite de la suspension pour une durée indéterminée des exportations de tomates fraîches en provenance du Burkina Faso. Cette décision met en péril une chaîne d’approvisionnement essentielle et met en lumière la forte dépendance du Ghana vis-à-vis des importations agricoles.

La question a été au cœur des discussions bilatérales entre la ministre ghanéenne du Commerce, de l’Agro-industrie et de l’Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, et l’ambassadeur du Burkina Faso, en marge de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) tenue à Yaoundé.

Selon la ministre, cette suspension constitue une préoccupation économique majeure. Le Ghana importe actuellement entre 70 % et 80 % de ses besoins en tomates du Burkina Faso, pour une valeur estimée à environ 400 millions de dollars par an.

Elizabeth Ofosu-Adjare a averti que cette interruption pourrait avoir des répercussions importantes, non seulement sur l’approvisionnement alimentaire, mais aussi sur les prix, les activités de transformation agroalimentaire et les moyens de subsistance tout au long de la chaîne de valeur. Produit de base dans de nombreux foyers ghanéens, la tomate pourrait devenir plus rare, entraînant une hausse des prix et une pression accrue sur le coût de la vie.

Au-delà de la crise immédiate, cette situation révèle une fragilité structurelle de l’économie ghanéenne : sa dépendance à des sources extérieures pour des produits agricoles clés. Des analystes estiment que cet épisode souligne l’urgence de renforcer la production locale, d’investir dans l’irrigation et de développer les capacités de transformation afin de réduire la vulnérabilité aux chocs externes.

Du côté burkinabè, les autorités ont expliqué que la suspension des exportations s’inscrit dans une politique industrielle plus large visant à soutenir les nouvelles usines de transformation de tomates. L’objectif est de conserver les matières premières sur le territoire national afin de favoriser la valeur ajoutée locale et d’accélérer le développement industriel.

Malgré ces tensions, les deux pays ont réaffirmé leur volonté de préserver des relations bilatérales solides et de trouver une solution mutuellement bénéfique. Le Ghana entend ainsi intensifier le dialogue avec son voisin tout en explorant des sources alternatives d’approvisionnement et en stimulant sa production nationale.

Pour la ministre ghanéenne, la résolution rapide de cette impasse est essentielle, non seulement pour les échanges commerciaux, mais aussi pour garantir la stabilité économique et la sécurité alimentaire du pays.

 

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Yaovi AGBEGNIGAN

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