Le destin de Dame Rosine s’est brutalement arrêté, laissant derrière elle une profonde tristesse dans le quartier de Sagbado Logoté. Gérante du mini-market « Chez Rosine », elle est décédée le mardi 14 avril 2026 à l’hôpital, au lendemain d’un drame qui aurait pu être évité. Lundi, alors qu’elle exerçait comme à son habitude au bord de la voie publique, un camion a déraillé et l’a violemment percutée.
Pour les riverains, la scène reste insoutenable. Rosine, connue pour son courage et son sourire discret, luttait au quotidien pour faire vivre son activité dans un environnement devenu de plus en plus hostile. Sa mort tragique vient mettre un point final à un parcours déjà marqué par les épreuves.
Car derrière cette disparition se cache une histoire qui avait ému les réseaux sociaux. En janvier 2026, la revendeuse au cœur d’une affaire de harcèlement présumé. Installée alors au marché d’Adidogomé, elle s’était vue retirer son espace de vente par le régisseur, qui l’aurait attribué à une copine. Une décision contestée, dénoncée par de nombreux internautes, et qui avait poussé le conseil municipal à se saisir du dossier.
Mais malgré le tollé, Rosine n’a jamais retrouvé la stabilité. Contrainte de quitter le marché, elle s’était réinstallée au bord de la route Adidogomé-Ségbé, au lieudit Logoté. Là encore, son quotidien était loin d’être paisible. Les intimidations et saisies répétées de ses marchandises sur ordre du régisseur continua, raconte-t-on, mais elle tentait de tenir bon. Jusqu’à ce lundi noir.
Sa présence en bordure de route, imposée par les circonstances, l’a exposée à tous les dangers. Et c’est finalement la route elle-même qui lui a été fatale.
Aujourd’hui, au-delà de l’émotion, c’est une question qui hante les esprits : cette mort aurait-elle pu être évitée si elle était à son emplacement au sein du marché ? Le drame de Rosine met en lumière la vulnérabilité de ces femmes et hommes qui vivent du secteur informel.
À Sagbado Logoté, les témoignages affluent. On parle d’une femme battante, injustement éprouvée, qui n’a jamais cessé de se relever… jusqu’à ce que le destin l’arrête définitivement.
Rosine n’est plus. Mais son histoire, elle, interpelle.
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Clarisse AFANOU
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