Take a fresh look at your lifestyle.
Mixx by Yas

Hausse des prix du carburant au Kenya : le patronat alerte sur une menace pour l’économie et le pouvoir d’achat

 

 

La flambée des prix du carburant au Kenya suscite une vive inquiétude au sein du monde des affaires. Dans un communiqué publié le 15 mai 2026 à Nairobi, la Chambre nationale du commerce et de l’industrie du Kenya, la Kenya National Chamber of Commerce and Industry (KNCCI), a dénoncé les récentes augmentations tarifaires annoncées par l’Autorité de régulation de l’énergie et du pétrole (EPRA), estimant qu’elles risquent d’aggraver le coût de la vie et d’affaiblir la compétitivité des entreprises kényanes.

 

Selon les nouveaux tarifs appliqués pour la période allant du 15 mai au 14 juin 2026, le prix du super carburant à Nairobi est passé de 197,60 shillings kényans à 214,25 shillings le litre, soit une hausse de 8,4 %. Le diesel, considéré comme essentiel au fonctionnement de nombreux secteurs économiques, a enregistré une augmentation beaucoup plus marquée, bondissant de 196,63 à 242,92 shillings le litre, soit une progression de 23,5 %. Le prix du kérosène, quant à lui, reste inchangé à 152,78 shillings le litre.

 

Pour la KNCCI, cette hausse du diesel est particulièrement préoccupante, car ce carburant constitue la base des activités de transport, de l’agriculture, de l’industrie manufacturière, de la logistique et du commerce. L’organisation estime qu’une telle augmentation entraînera automatiquement une hausse des coûts de production, de distribution et de transport des marchandises à travers le pays.

 

La Chambre reconnaît que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les perturbations du marché pétrolier mondial ont contribué à la hausse des prix. Toutefois, elle souligne que l’augmentation des prix au Kenya dépasse largement celle observée sur le marché international du pétrole brut. Alors que les cours mondiaux du brut ont progressé d’environ 10,7 % entre avril et mai, le prix du diesel au Kenya a grimpé de 23,5 % sur la même période.

 

Selon la KNCCI, cette différence s’explique notamment par l’accumulation des coûts domestiques, notamment les taxes, les prélèvements, les effets du taux de change, les marges commerciales ainsi que les coûts d’importation des produits raffinés.

 

Depuis janvier 2026, les prix des carburants connaissent une hausse continue : l’essence a augmenté de 17,4 %, tandis que le diesel a bondi de 42,5 %. Une situation qui, selon les milieux économiques, risque d’avoir des conséquences directes sur le pouvoir d’achat des ménages et la rentabilité des entreprises.

 

L’organisation patronale note également que le Kenya demeure l’un des marchés du carburant les plus coûteux d’Afrique de l’Est. Les prix du diesel y sont nettement supérieurs à ceux pratiqués dans des pays voisins comme l’Uganda, la Tanzanie, le Burundi ou encore l’Éthiopie. Cette situation affaiblit, selon la Chambre, la compétitivité du Kenya dans les domaines du transport régional, du commerce transfrontalier et de l’attraction des investissements.

 

La KNCCI prévient que cette nouvelle hausse pourrait provoquer une augmentation des coûts logistiques de 10 à 20 %, une hausse des prix des denrées alimentaires et des biens de consommation comprise entre 3 et 7 %, ainsi qu’une pression accrue sur les petites et moyennes entreprises.

 

Face à cette situation, la Chambre de commerce appelle le gouvernement kényan à adopter rapidement des mesures d’atténuation. Elle recommande notamment une révision des taxes sur les carburants, le renforcement des mécanismes de stabilisation des prix, une plus grande transparence dans la fixation des tarifs ainsi qu’un soutien ciblé aux petites entreprises fortement dépendantes du carburant.

 

L’organisation plaide également pour une diversification des sources d’approvisionnement pétrolier vers des pays producteurs africains afin de réduire les coûts liés au transport maritime. Elle encourage par ailleurs les autorités à accélérer les projets de raffineries locales modernes afin de limiter la dépendance du Kenya aux importations de produits raffinés.

 

Dans sa déclaration, le président de la KNCCI, Dr Erick Rutto, estime que cette crise énergétique constitue désormais un choc économique global touchant aussi bien les ménages que les entreprises. Il appelle les autorités à agir rapidement afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et préserver la résilience de l’économie kényane.

 

 

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

AGBEGNIGAN Yaovi

E-Mail: togoscoop@gmail.com

Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.

Rejoignez notre chaîne WhatsApp…

https://whatsapp.com/channel/0029VbCV3NZEVccKRmSeou1z

IPDCP-1

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

− 6 = 1
Powered by MathCaptcha

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

Privacy & Cookies Policy