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Kenya : une grève contre la flambée des prix du carburant paralyse les transports et perturbe l’économie

 

Le Kenya fait face à une importante crise sociale et économique après le déclenchement ce lundi 18 mai 2026 d’une grève nationale des opérateurs de transport public pour dénoncer la hausse spectaculaire des prix du carburant. Ce mouvement de protestation a fortement perturbé les déplacements dans plusieurs villes du pays, notamment dans la capitale, Nairobi, où de nombreuses routes sont restées presque désertes.

Des milliers de voyageurs se sont retrouvés bloqués dès les premières heures de la journée, tandis que plusieurs entreprises ont suspendu leurs activités. Dans certains quartiers de Nairobi, des commerces sont restés fermés et plusieurs établissements scolaires ont demandé aux élèves de rester à domicile en raison des difficultés de transport.

Des images diffusées par les télévisions locales ont montré des manifestants érigeant des barricades sur certaines routes et incendiant des pneus pour bloquer la circulation. Dans plusieurs régions du pays, des affrontements ont également éclaté entre les forces de l’ordre et les protestataires. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements, alors que des incidents impliquant des automobilistes ont été signalés.

Cette mobilisation intervient quelques jours après une nouvelle augmentation des prix du carburant décidée par les autorités kényanes. Les tarifs ont atteint des niveaux records, avec une hausse dépassant les 20 % pour certains produits pétroliers.

Comme de nombreux pays africains, le Kenya dépend largement des importations de carburant provenant des pays du Golfe. Or, les tensions géopolitiques liées au conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran ont fortement perturbé l’approvisionnement mondial en pétrole depuis la fin du mois de février. Malgré l’annonce récente d’un cessez-le-feu, les prix demeurent élevés en raison du blocage persistant du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.

Avant le début de la grève, les autorités avaient renforcé les dispositifs de sécurité et averti contre tout acte susceptible de troubler l’ordre public. De son côté, l’organisation représentant les transporteurs avait appelé tous les usagers de la route — y compris les automobilistes privés, les conducteurs de bus publics appelés localement « matatus » ainsi que les camionneurs — à suspendre leurs activités afin de soutenir ce mouvement national.

Dans un communiqué, la Transport Sector Alliance (TSA) a affirmé que cette action dépassait le cadre du secteur des transports et concernait l’ensemble de la population kényane confrontée à la flambée du coût de la vie.

L’organisation accuse le gouvernement de ne pas prendre de mesures suffisantes pour protéger les citoyens face à l’augmentation continue des prix du carburant. Elle réclame notamment l’annulation des dernières hausses tarifaires ainsi qu’une réduction d’environ 35 % des prix à la pompe.

Jeudi dernier, l’Autorité de régulation de l’énergie et du pétrole a fixé le prix du diesel à environ 242 shillings kényans le litre, tandis que celui de l’essence a également atteint des niveaux historiques.

Interrogé par la chaîne locale NTV, le ministre des Finances, John Mbadi, a reconnu que cette hausse des prix du carburant était regrettable et qu’elle pesait lourdement sur l’économie nationale. Il a toutefois estimé que la grève était injustifiée, affirmant que le gouvernement devait prendre des décisions « rationnelles et non émotionnelles » face à une crise énergétique mondiale.

La hausse du coût du carburant entraîne déjà une augmentation des tarifs du transport public ainsi qu’une flambée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité. Bien que le gouvernement ait récemment réduit la TVA sur le carburant de 16 % à 8 % jusqu’au mois de juillet, plusieurs organisations estiment que ces mesures restent insuffisantes pour soulager les ménages et les entreprises.

 

 

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