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Agou : Accuser par l’ordalie du meurtre par amputation, il a été sauvé in extremis du lynchage par la police

 


Une scène surréaliste s’est produite ce 02 novembre 2020 dans le village de Klonou dans la préfecture d’Agou, environ 100 km de Lomé. Un ressortissant adja commerçant de son état a failli être lynché par les jeunes du milieu. La raison est toute simple. Il est accusé d’être auteur d’un décès intervenu deux semaines plus tôt par amputation des parties sensibles de la victime.  Les familles du défunt qui ont eu recours à l’ordalie, cette dernière n’a pas laissé de doute sur la culpabilité du commerçant. Conséquence, les habitants du village ont voulu rendre justice.

Selon notre source, l’ordalie ou le questionnement de l’âme du défunt effectué par la famille de la victime a montré l’âme du défunt allée s’asseoir sur la moto garée devant la boutique du ressortissant adja. Et la conclusion toute tirée est que le commerçant serait responsable du décès sinon l’âme ne viendrait pas s’asseoir sur sa moto. De ce constat, les jeunes du village se sont mis à la recherche du  ressortissant adja. Une fois retrouvé, il a été tabassé sans management et a failli  perdre sa vie n’eut été la célérité avec laquelle des policiers sont intervenus. Les renforts venus d’Agou mais aussi de Kpalimé ont permis d’extraire le commerçant des mains de ses bourreaux pour le mettre à l’abri.

Mais sa  boutique,  sa moto et certains de ses biens n’ont pas été épargnés. Ils ont été purement et simplement saccagés par les jeunes du village qui ont emportés des sommes d’argent.

Mais sa vie est hors de danger, car les agents de la police ont réussi à le mettre à la disposition de la gendarmerie d’Agou-Gadzepé pour les besoins de l’enquête.

Depuis plusieurs mois on assiste au retour en force de la vindicte populaire. Et très souvent les ressortissants adjamais aussi  des ibo sont toujours victimes des stéréotypes qui les font passés à tort ou à raison d’être auteurs d’acte répréhensible. Quelle qu’en soit la raison, il est évident que personne n’a le droit de faire justice. Il faut toujours se référer aux hommes de loi. Ces genres d’actes qui mettent à mal la cohésion sociale sont à proscrire.

 

Clarisse AFANOU

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