Le monde littéraire togolais est en deuil. L’écrivain et dramaturge Koffi Gomez, également connu sous le pseudonyme de « Gemzo Kiffo », est décédé mardi 22 septembre 2026, des suites d’une maladie. Il avait 85 ans.
Né le 28 février 1941 à Lomé, Koffi Gomez, affectueusement appelé « tonton Émile » par ses proches, a marqué la littérature togolaise par une œuvre éclectique composée de romans, de pièces de théâtre et d’ouvrages destinés à la jeunesse.
L’auteur s’est notamment fait connaître du grand public avec son roman « Opération marigot », qui lui a valu le Premier Prix littéraire Eyadéma en 1986. Son parcours littéraire comprend également plusieurs autres œuvres, parmi lesquelles « Gaglo ou l’Argent cette peste », une pièce de théâtre publiée en 1983, « Doguicimi ou la femme qui défia le roi, le prince et la mort », « La Toupie rouge », ainsi que les deux volumes du « Guide providentiel ».
Un parcours entre enseignement, géographie et administration
Avant de se consacrer pleinement à la littérature, Koffi Gomez a suivi un parcours universitaire et professionnel diversifié. Il obtient en 1968 une licence en géographie tropicale, puis une maîtrise en géomorphologie en 1969, à l’Université de Dakar.
Il commence ensuite sa carrière dans l’enseignement, notamment en Côte d’Ivoire et au Gabon, avant de rentrer au Togo en 1974. Il intègre par la suite l’administration publique et exerce comme administrateur civil à la Direction générale du Plan et du Développement.
Parallèlement à ses activités professionnelles, il poursuit son travail d’écriture et contribue à l’essor de la littérature togolaise, en particulier dans les domaines du roman, du théâtre et de la littérature pour la jeunesse.
« Gemzo Kiffo », un autre nom pour poursuivre l’écriture
En 2008, l’écrivain entreprend de reprendre la publication de certaines de ses œuvres sous le pseudonyme « Gemzo Kiffo ». Cette nouvelle signature accompagne notamment la réédition de « Gaglo ou l’Argent cette peste », permettant de remettre certaines de ses œuvres en circulation auprès d’un nouveau lectorat.
Avec sa disparition, la littérature togolaise perd un auteur dont le parcours s’est étendu sur plusieurs décennies et dont les écrits ont contribué à enrichir le patrimoine littéraire national.



