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Financements DSSR en chute : femmes et jeunes en danger

 

Les journalistes membres du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement au Togo (REMAPSEN-Togo) se sont réunis ce vendredi 12 décembre 2025 pour la deuxième édition du Rendez-vous du REMAPSEN du mois. Cette rencontre stratégique, consacrée aux effets de la réduction des financements de la DSSR et de la planification familiale, a mis en lumière les risques majeurs qui pèsent désormais sur les femmes, les adolescentes et les jeunes au Togo.

Une rencontre pour renforcer l’information et l’engagement médiatique

Dans son mot d’ouverture, Ambrosine Memede, Coordinatrice pays de REMAPSEN-Togo, a rappelé les progrès significatifs réalisés grâce aux soutiens internationaux : baisse de la mortalité maternelle, amélioration des services destinés aux jeunes, hausse de la prévalence contraceptive. Mais la dynamique est menacée.

Selon elle, la prévalence contraceptive moderne plafonne à 24 %, tandis que 34 % des besoins en contraception restent non satisfaits. Une situation aggravée par une forte dépendance financière vis-à-vis des partenaires techniques et financiers. « Cette rencontre doit permettre aux journalistes de disposer de ressources fiables pour mieux informer, analyser et sensibiliser », a-t-elle insisté.

Le cadre légal et les programmes en difficulté

Apoété Zekpa, Secrétaire exécutif du Réseau des champions en plaidoyer pour le financement adéquat de la santé au Togo (RCPFAS-Togo), a présenté les textes et stratégies qui structurent l’action nationale, notamment la loi SR de 2013, le Plan national de planification familiale 2023-2026, le Plan national de développement sanitaire, ainsi que la stratégie de mobilisation des ressources adoptée en 2022.

Il a également souligné l’arrêt brutal en 2024 de certains programmes majeurs financés par le gouvernement américain, dont le SPAMPF, auparavant pilier du financement de la planification familiale. Cette suspension fragilise l’accès aux services essentiels pour les femmes et les adolescentes.

La table d’honneur

Un recul préoccupant malgré les efforts de l’État

Le Dr Abram Amétépé Agossou, Chef de la Division santé de la mère et de l’enfant (DSME), a exposé les conséquences directes des baisses de financement. Le ratio de mortalité maternelle, encore estimé à 362 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2023, reste loin de l’objectif de moins de 70 décès d’ici 2030.

Lire aussi: Impact négatif de la COVID 19 sur les soins de santé : cas du planning familial

Il a rappelé que la planification familiale contribue fortement à la réduction de la mortalité maternelle. Or, depuis février 2024, « les financements extérieurs deviennent imprévisibles ». Face à cette incertitude, il appelle à renforcer la mobilisation des ressources domestiques, notamment par l’État et les collectivités locales.

Un message clair : investir pour préserver les vies

À quelques jours de la réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou à Lomé, cette rencontre du REMAPSEN-Togo fait figure de véritable pré-congrès. Elle rappelle l’urgence d’une souveraineté sanitaire et d’un financement durable des services de santé sexuelle et reproductive, indispensables pour protéger les femmes, les adolescentes et les jeunes du Togo.

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Albert Akouété AGBEKO

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