Le lancement officiel de la première édition du West African B2B Connect (WABC 2026) a eu lieu ce samedi 25 juillet 2026 à Lomé. Cette plateforme régionale entend rapprocher les entreprises, stimuler les investissements et renforcer le commerce intra-africain en s’appuyant sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, des représentants du gouvernement togolais, du corps diplomatique, d’institutions économiques, de chefs d’entreprises et de nombreux acteurs du secteur privé. En effet, la première édition du West African B2B Connect (WABC 2026) est axée sur le thème « Du Togo au Ghana, libérer le potentiel commercial de l’Afrique de l’Ouest ».
À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent créer un espace de rencontres entre entreprises, investisseurs et institutions afin de stimuler les partenariats commerciaux et les investissements en Afrique de l’Ouest.
Au cours du lancement officiel, la promotrice de l’événement, Doris Andréa Noamessi, a présenté le WABC comme une réponse aux difficultés auxquelles sont confrontées les petites et moyennes entreprises africaines.

« Le West African B2B Connect est une plateforme B2B conçue pour connecter les acteurs économiques de l’Afrique de l’Ouest et renforcer la coopération économique entre nos États« , a déclaré Doris Andréa Noamessi.
Selon elle, les PME, les startups et les jeunes entrepreneurs représentent les véritables moteurs de l’économie africaine, mais peinent encore à accéder aux financements, aux marchés, aux investisseurs et aux réseaux d’affaires.
« Le commerce intra-africain ne pourra prospérer sans des PME fortes, structurées et véritablement accompagnées », a souligné Doris Andréa Noamessi, estimant que chaque jeune entrepreneur privé d’opportunités constitue une perte pour le développement économique du continent.
La promotrice a également insisté sur la nécessité de faire du WABC un pont entre les différentes générations d’entrepreneurs afin de favoriser le partage d’expériences, l’innovation et la création de nouvelles chaînes de valeur régionale. Par ailleurs, elle a lancé un appel à la jeunesse africaine à croire en son potentiel et à saisir les opportunités qu’offre l’intégration économique du continent.
Le gouvernement appelle les entreprises à penser au-delà des frontières
Présidant la cérémonie du lancement officiel au nom du ministre délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité, Rachid Darago a salué une initiative qui intervient à un moment stratégique marqué par l’accélération de la mise en œuvre de la ZLECAf.
« Il est essentiel de multiplier les plateformes permettant aux entreprises africaines de se rencontrer, d’échanger, de créer des partenariats et de conquérir ensemble de nouveaux marchés« , a-t-il affirmé.
Le représentant du ministre a rappelé que le choix du Togo et du Ghana pour cette première édition est hautement symbolique, les deux pays partageant une longue tradition d’échanges commerciaux et une volonté commune de renforcer leur coopération économique.
Il a également souligné que, malgré un marché régional de plus de 400 millions de consommateurs, le commerce intra-ouest-africain reste encore en deçà de son potentiel en raison des difficultés liées à l’information commerciale, à la logistique, au financement ou encore à la transformation locale.
« Construire des marchés, c’est créer les conditions favorables à la circulation des biens, des services et des investissements. Créer des partenariats, c’est développer des chaînes de valeur régionales capables de générer davantage de richesse et d’emplois« , a déclaré Rachid Darago.

Dans la foulée, le représentant du ministre a réaffirmé l’engagement des autorités togolaises à améliorer le climat des affaires afin de faire du pays un hub commercial et logistique de référence dans la sous-région. Il a invité les entreprises togolaises et ghanéennes à dépasser les limites de leurs marchés nationaux pour tirer pleinement profit des opportunités offertes par la ZLECAf et le marché africain de plus de 1,4 milliard de consommateurs.
Valoriser le Made in Africa
Les deux intervenants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la transformation locale des matières premières et de promouvoir les produits africains.
Pour Doris Andréa Noamessi comme pour Rachid Darago, l’avenir économique du continent passe par une industrialisation plus soutenue, le développement des PME, l’innovation ainsi que la valorisation du Made in Togo, du Made in Ghana et du Made in Africa.
La première édition du West African B2B Connect (WABC 2026) se tiendra du 25 au 27 septembre 2026 à Accra, au Ghana. Elle réunira des entreprises, investisseurs, institutions financières, startups et décideurs économiques autour d’opportunités d’affaires, de partenariats et d’investissements destinés à accélérer l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.
Marc Yaovi Essowè GNAZOU



