Le 6 juin, la rue avait parlé. Sans mot d’ordre. Sans leaders. Sans banderoles. Rideaux baissés. Rues vides. Circulation fluide. Un « Togo mort » spontané.
Trois mois plus tard, les forces démocratiques reprennent l’idée. Mais après avoir plusieurs fois plié face aux interdictions du ministère. Résultat : un appel… pour un samedi.
Un samedi. Juste après un jour férié. Autrement dit, au moment où le pays est déjà au ralenti.
Franchement ? On dirait qu’ils ont peur. Peur que l’initiative frappe fort. Peur d’assumer un vrai bras de fer.
Pire : ce mot d’ordre touche surtout les plus pauvres. Ceux du secteur informel. Ceux qui doivent travailler chaque jour pour manger. Pendant ce temps, l’administration, elle, ne sent rien.
Un « Togo mort » qui ne dérange pas le pouvoir… à quoi ça sert ? Si c’est pour frapper encore la population, autant s’en passer.
La contestation, ce n’est pas jouer la sécurité. C’est trouver des actions qui font mal au régime, pas aux citoyens.
Sans courage. Sans créativité. Sans lien avec le vécu des gens. La mobilisation se vide de sens. Et le peuple décroche.
Un samedi tranquille n’a jamais fait tomber un régime.
Albert AGBEKO
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