Take a fresh look at your lifestyle.
Mixx by Yas

48 h après les révélations de Ferdinand Ayité, le silence troublant de l’OTR face à un présumé scandale financier

 

Depuis 48 heures, l’Office togolais des recettes (OTR) est au cœur d’une vive polémique après des révélations du journaliste d’investigation Ferdinand Ayité. Basé en Occident, ce dernier accuse plusieurs agents de la régie financière de transferts illicites de fonds vers des institutions privées.

Selon ces allégations, des montants considérables – évalués à plusieurs centaines de millions de francs CFA, voire près d’un demi-milliard – auraient été placés, au cours du premier trimestre de l’année, dans des compagnies d’assurance telles que NSIA Vie Assurance et SUNU Assurances. Deux responsables de l’OTR sont particulièrement citées : Donko Bileyo, directrice du renseignement et de la lutte contre la fraude, et Klouvi Foligan Dédégan, inspectrice des douanes et receveur.

Ces accusations soulèvent de nombreuses interrogations, notamment sur l’origine des fonds. Le contraste entre les revenus officiels – estimés à moins de 1,5 million de F CFA mensuels – et les sommes évoquées laisse planer des soupçons de corruption et de détournement de fonds publics. Si les faits venaient à être confirmés, ils mettraient en lumière des dysfonctionnements graves au sein d’une institution créée en 2012 pour renforcer la mobilisation des recettes fiscales et lutter contre la fraude.

Sur le même sujet : OTR : Quand Ferdinand Ayité fait tomber le Commissaire Tchodié 

Au-delà des agents mis en cause, c’est toute la chaîne de contrôle qui est questionnée. Comment des institutions financières ont-elles pu accepter des dépôts en espèces dépassant les plafonds réglementaires fixés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent ?

À ce stade, ni l’OTR, ni les personnes incriminées, ni les sociétés citées n’ont officiellement réagi. De même, aucune procédure judiciaire n’a été annoncée, le parquet n’ayant pas encore communiqué sur une éventuelle saisine.

Ce silence des autorités relance le débat sur l’efficacité de la lutte contre la corruption au Togo. À titre de comparaison, au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a récemment fait adopter une loi protégeant les lanceurs d’alerte, afin d’encourager la dénonciation des pratiques frauduleuses.

Pour rappel, Ferdinand Ayité s’était déjà illustré avec l’affaire dite « pétrole-gate », une enquête retentissante sur des malversations présumées dans l’importation de produits pétroliers. Ses nouvelles révélations pourraient, si elles sont avérées, déclencher une nouvelle onde de choc dans l’opinion publique togolaise.

 

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

 

Francine DZIDULA

E-Mail: togoscoop@gmail.com

Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.

VOTRE PUB ICI

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

6 + 2 =
Powered by MathCaptcha

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

Privacy & Cookies Policy