Incendie au pavillon militaire du CHO-SO : Ces incendies qui posent le problème de la protection civile
C’est la saison des incendies au Togo. Après les incendies des grands marchés du Togo en janvier 2013, sommes-nous rentrés dans la seconde vague des incendies, la question mérite d’être posée ? Ainsi après l’incendie de la centrale Kékéli Efficient power inauguré par le chef de l’Etat, l’incendie au port autonome de Lomé le weekend dernier, un autre incendie vient d’être déclaré ce matin au pavillon militaire du CHU-SO de Lomé.
Situé au sein de CHU-SO, le pavillon militaire est le théâtre depuis ce matin d’un incendie dont l’origine serait un court-circuit. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, on voit les malades parfois, à l’aide de béquilles ou transportés à bout de bras par les infirmiers ou les accompagnateurs tentés de se mettre à l’abri ou de sauver leur effet de la fumée. Ailleurs, on aperçoit un infirmier tenter avec un extincteur de fortune de venir à bout de l’incendie. Aux dernières nouvelles, l’incendie a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers.
Dans un pays normal, chaque établissement sensible est doté d’un centre de secours y compris les hôpitaux. A défaut, chaque commune doit être dotée de centres de secours des pompiers et pourtant ce ne sont pas les moyens qui font défaut au Togo pour mettre en place ces centres de protection civile. Mais ici on a fait le choix de militariser le pays. C’est ainsi qu’à chaque carrefour stratégique de la capitale togolaise, en lieu et place des véhicules de sapeurs-pompiers, ce sont des véhicules lourdement armés qui sont déployés.
Faut-il rappeler que depuis quelques semaines ce pavillon accueille le demi-frère du chef de l’Etat Kpatcha Gnassingbé qui purge une peine de 20 ans de prison et dont l’état de santé s’est dégradé ces derniers temps et qui nécessite des soins appropriés faute de quoi il risque une amputation de son membre inférieur selon les organisations de défenses des droits de l’homme.
Notons qu’en début de semaine, une note du Directeur central du Service de santé des armées, le médecin-colonel Djibril Mohaman, avait conditionné la visite aux malades hospitalisés audit pavillon à un pass sanitaire. Ce pavillon accueille souvent les militaires et leurs familles, les directeurs des sociétés et les proches de la famille présidentielle.
Francine DZIDULA
E-Mail: togoscoop@gmail.com





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