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Marie Madoé Gbikpi-Bénissan : la pionnière

 

 

A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, nous vous proposons tout au long de cette semaine, le portrait des femmes d’exception.

Pour débuter nous vous proposons le portait de la première femme maire de la ville de Lomé : Mme Marie Madoé Gbikpi-Bénissan, épouse Sivomey.

Marie Madoé Gbikpi-Bénissan : la pionnière

Marie Madoé Gbikpi – Benissan, épouse Sivomey, naît le 3 juillet 1923 dans une famille chrétienne à Aného où elle entame des études primaires, avant de les poursuivre à l’Ecole primaire supérieure Victor Ballot de Porto-Novo au Bénin. Revenue au Togo, elle fréquente le Cours complémentaire de Lomé, d’où elle sort major de la promotion 1936-1939, avec pour condisciples feu Albert Kossivi Djabaku pharmacien et ancien Président de la Chambre de commerce de Lomé, César Amorin notaire très reconnu à Lomé, feu Carlos de Meideros, médecin et ancien directeur de la Santé publique, feu Francis Romuald Johnson docteur en pharmacie et créateur de Togopharma.

 

Embauchée par l’administration coloniale française, Marie Madoé Sivomey fit brillamment ses preuves pendant cinq ans de 1940 à 1945 au Service des Finances (Section des Pensions). Par la suite, c’est dans le cadre de l’Afrique occidentale française (AOF) qu’elle a laissé de 1945 à 1953, de très bonnes références de fonctionnaire chevronnée, notamment à la direction des Finances, puis au Service des contributions directes de Bobo-Dioulasso au Burkina- Faso (ex Haute –Volta). Rentrée définitivement au Togo, Marie Madoé Sivomey, a servi pendant deux ans de 1960 à 1962 en qualité de Contrôleur puis d’Inspectrice à la direction des Contributions directes. Parallèlement à ses fonctions de Secrétaire d’administration en chef et Directrice des Affaires sociales accomplies de 1963 à 1964, elle a également mené des activités d’envergure dans le monde associatif. Avec Me Marguerite Adjoavi Trénou- Thompson et bien d’autres femmes intrépides de cette génération, elle compte parmi les chevilles ouvrières ayant jeté les bases de l’Union des Femmes du Togo (UFEMTO). Sur le plan extérieur, Marie Madoé Sivomey, sœur cadette de feu Mgr Jean Kuassi Gbikpi, Archevêque émérite de Lomé, a été membre de la Délégation togolaise aux 16e et 17e sessions de l’Assemblée Générale des Nations unies à New York et Rapporteur de la 3e Commission à la 17e session (Commission des questions sociales, humaines et culturelles).

 

 

PREMIÈRE FEMME MAIRE DU TOGO

 

Marie Madoé Sivomey a été portée le 27 juillet 1967 à la tête de la Mairie de Lomé. Pour cause du second changement politique intervenu à l’époque au Togo, toutes les instances élues étaient dissoutes et l’administration des communes était du ressort des « délégations spéciales ». C’était la période du renouveau. A Lomé, de nombreux édifices sortaient de terre comme des champignons un peu partout. Avec l’inauguration en avril 1968 du nouveau grand-marché d’Adawlato ( Assigamé), il y avait urgence de mettre sur pied l’organisation de ce centre commercial. Une tâche grandiose qui nécessitait autant de patience et de savoir-faire. Il fallait aussi composer avec toutes les revendeuses du nouveau marché, gagner leur patience. La réussite de cette importante organisation servira par la suite d’exemple aux autres communes togolaises.

Selon certains témoins, c’est à cette époque qu’un arrêté municipal a été pris pour interdire les processions funèbres qui se faisaient à pied de la maison mortuaire à l’église, puis au cimetière. Des mesures similaires ont été prises en matière de veillées funèbres, de bruits dans les débits de boissons, la réglementation des horaires dans les lieux d’exploitation de moulins, ainsi que l’interdiction des charrettes, les fameux Kékévito d’Agbadahonou, Assivito, Hanoukopé, qui donnaient du fil à retordre aux usagers de la route. La suppression des charrettes occasionna l’apparition des taxis-bagages. Ce ne sont que quelques exemples pour mettre en exergue le dynamisme qui a prévalu à cette époque dans l’organisation de la ville de Lomé. Mais le problème de la compétence territoriale de la ville de Lomé, qui semblait être réglé, par décret n° 71- 63 du 1er avril 1971 fixant les nouvelles limites de la ville centenaire, demeure entier.

 

Selon madame Sivomey, « Qui éduque une femme éduque toute une nation ». Marie Madoé Sivomey, l’ancien Maire a laissé une empreinte à travers son passage à la tête de l’Hôtel de Ville de Lomé. Elle a été et sera un modèle pour toutes les femmes togolaises. Elle meurt le 15 septembre 2008, à Lomé, à 87 ans.

 

 

Source : La rédaction letogolais.com

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