Face à la propagation de rumeurs faisant état de supposés cas de « disparition de sexes » dans la ville de Sokodé, le préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, est monté au créneau. Dans un communiqué publié le 3 juillet 2026, après une rencontre avec les leaders d’opinion, l’autorité préfectorale dénonce des informations « mensongères » relayées sur les réseaux sociaux et invite la population à ne pas céder à la panique ni à la justice populaire.
Depuis plusieurs jours, des publications largement partagées sur les réseaux sociaux affirment que plusieurs personnes auraient été victimes d’une disparition mystérieuse de leurs sexes après un simple contact avec des inconnus. Ces allégations, souvent présentées comme étant fondées sur des « sources sûres », ont alimenté la peur au sein de la population de Sokodé.
Selon le préfet, si certaines personnes ont effectivement accusé des tiers d’être à l’origine de ces prétendus phénomènes, aucune preuve médicale ne vient étayer ces accusations. Il précise que plusieurs personnes mises en cause ont été victimes de violences avant d’être secourues par les forces de l’ordre, qui sont intervenues avec professionnalisme pour éviter des lynchages.
Les examens médicaux n’ont révélé aucune anomalie
Le communiqué indique que les quelques cas signalés aux services de police ont été traités avec l’appui des médecins. Les personnes se présentant comme victimes ont été examinées par l’urologue du Centre hospitalier régional (CHR) de Sokodé.
Le constat médical est sans équivoque : aucun patient examiné ne présentait de malformation, de disparition ou de rétrécissement de son sexe. Pour les autorités, ces éléments démontrent que les rumeurs ne reposent sur aucun fait médical avéré.
Un phénomène psychologique déjà connu
Le préfet estime que cette situation relève davantage d’un fait de société à caractère psychologique, un phénomène déjà observé dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et même à Lomé au fil des années. Dans de tels contextes, la peur collective, les croyances populaires et la désinformation peuvent conduire à des accusations infondées et à des actes de violence contre des personnes innocentes.
Il souligne également le rôle déterminant joué par les chefs traditionnels, les leaders religieux, les professionnels de santé et les forces de sécurité dans l’apaisement des tensions et la gestion des différents cas signalés.
Mise en garde contre la diffusion de fausses informations
Les autorités préfectorales appellent les populations à faire preuve de responsabilité et de retenue. Elles mettent en garde les auteurs et les relais de ces rumeurs, accusés de vouloir semer la psychose et de mettre en danger la cohésion sociale.
Le préfet rappelle que la diffusion de fausses informations ainsi que les violences exercées contre des personnes sur la base de simples soupçons exposent leurs auteurs aux sanctions prévues par la loi.
À travers ce communiqué, l’administration préfectorale réaffirme son engagement à préserver la paix sociale et le vivre-ensemble dans la préfecture de Tchaoudjo, tout en invitant les citoyens à privilégier les informations provenant des sources officielles et des services compétents.



