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ANADEB/Emploi des jeunes au Togo : Entre défis et opportunités


Elle est considérée aujourd’hui selon plusieurs acteurs de développement comme l’élément moteur, capable de réussir les transitions économiques, sociales ou encore écologique à l’œuvre dans les pays en développement. La jeunesse puisqu’il s’agit d’elle a besoin de soutien pouvant lui permettre de s’épanouir, grâce à un emploi décent. Ce défi, l’Agence National d’Appui au Développement à la base (ANADEB), compte le relever, ceci à travers son projet dénommé : Emploi des Jeunes Vulnérables (EJV).

 
Le problème de l’emploi des jeunes semble être plus repandu dans les pays en développement. Alors qu’ils sont considérés comme une richesse pour chaque pays, il est important de mettre un accent particulier sur la promotion de leurs emplois afin d’améliorer leurs compétences en développement d’affaires. Pour relever ce défi, l’Agence National d’Appui au Développement à la Base (ANADEB), appui les jeunes vulnérables, à travers le projet dénommé « Emploi des Jeunes Vulnérables ». 

Un projet initié par le gouvernement et financé par la Banque Mondiale à hauteur de 9 milliards de francs CFA pour une durée de trois ans. Objectif selon les responsables, « fournir des opportunités de génération de revenus aux jeunes pauvres et vulnérables ciblés du Togo ».

 Stratégie d’intervention 

Le manque de possibilité de travail est un obstacle évident à l’emploi des jeunes selon plusieurs sources. L’Agence National d’Appui au développement à la Base (ANADEB), tente de mettre fin à ce phénomène en adoptant une stratégie capable d’améliorer les compétences de ces jeunes. 

Cette stratégie selon l’ANADEB se traduit, « au niveau local par la responsabilisation des comités villageois de développement (CVD) qui assurent l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de micro-projets identifiés par eux-mêmes et de façon participative avec les membres de leurs communautés respectives ». Ainsi, les jeunes, selon l’institution, « pourront épargner au moins le 1/3 de leur dû, pour démarrer ou étendre leur micro-entreprise ou activité génératrice de revenus ».

 Amélioration des compétences des jeunes
 

La stigmatisation associée à certains types d’emplois selon plusieurs sources, souligne l’importance de mieux comprendre les aspirations, les ambitions et les préférences des jeunes en termes d’emploi. Pour cela, l’ANADEB, a prévu une formation à l’endroit de ces jeunes pour monter eux-mêmes leurs plans d’affaire. 

Les responsables affirment à cet effet, «il est prévu leur formation sur l’approche Formation en développement d’affaires (FoDA) initiée par la GiZ. L’objectif global est d’améliorer les compétences des jeunes participants aux travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) , à identifier leur idée de projet et à monter un plan d’affaires ».

Renforcement des capacités 

Pour bon nombre d’analystes, l’emploi des jeunes est un défi mondial et une préoccupation politique pour chaque pays. Cette situation a poussé l’ANADEB à renforcer les capacités de ces jeunes à travers sa formation en développement d’Affaire (FoDA). Ainsi, selon leur explication, 70 jeunes sont tirés au sort pour la réalisation d’un micro-projet, choisit au préalable par leur village qui est bénéficiaire du projet EJV. Parmi ces micro-projets, l’on note à titre d’exemple selon les responsables « l’aménagement d’une piste rurale, d’un retenu d’eau, le reboisement et bien d’autres ». 

Pour mener à bien ce projet, ces jeunes ont 80 jours dont 20 jours, réservés pour la formation, surtout la formation FoDA, qui selon les formateurs permet aux jeunes d’avoir une idée d’entreprise qui sera subventionnée par l’ANADEB après l’élaboration d’un plan d’affaire avec ces jeunes. « Le but de cette subvention, c’est qu’après les 80 jours, le jeune peut démarrer une activité génératrice de revenus (AGR) qui lui permettra de ne plus retomber dans la situation d’avant », ont-ils rappelé.

Un vœu pieux ?
 

Contrairement à ce que pense bon nombre de Togolais, ce projet initié par le gouvernement et confié à l’ANADEB, pour sa mise en œuvre est loin d’être un vœu pieux. L’inactivité n’étant pas une option pour l’institution, il est très important d’investir dans la jeunesse qui aujourd’hui représente un grand atout pour une croissance économique durable. L’institution placée sous tutelle du ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse, soucieux d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixé, élabore donc un système de contractualisation avec les formateurs FoDA qui auront pour mission « de former, en binôme, les jeunes pendant qu’ils réalisent les THIMO ou avant le démarrage des THIMO et éventuellement de les accompagner au cours de la création et de l’exploitation de leurs activités génératrices de revenu ou micro-entreprises ». De ce fait, le jeune qui commence son activité génératrice de revenu est suivi pendant 6 mois pour s’assurer du respect de son Plan d’Affaire. Ce suivi appelé Coaching permet selon les responsables de l’ANADEB, de mieux préparer ce dernier, afin qu’il puisse évoluer tout seul. Car l’on considère que l’activité est maîtrisée.

Jean-Marc E.

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