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« Il faut les enfumer » dixit Général Yark à propos des manifestations des élèves

 



Les écoles du Togo, à l’appel du Syndicat des enseignants du Togo (SET), ont entamé ce lundi 4 avril 2022 quatre jours de grève. Contrairement à la semaine dernière, le mouvement prend de plus en plus de l’ampleur et touche désormais toutes les régions du pays. C’est ainsi qu’on note un déversement de milliers d’élèves sur les routes notamment la nationale N°1 qui a été bloquée par endroit par  des milliers d’élèves qui réclament leurs enseignants. Ces derniers ont abandonné les salles de classe soit par suivi du mot d’ordre de grève lancé par le syndicat ou soit parce qu’ils ont été reversés dans la fonction publique contre leur gré par une décision prise le 28 mars 2022 par le Ministre Gilbert Bawara. Dans l’un ou l’autre cas, la plupart des enseignants ne sont pas présents dans les salles de classe ce lundi.

La région des Savanes, à l’extrême nord du pays, est la région où le mot d’ordre est souvent le plus  suivi. Les ministres ressortissants de la région missionnés le weekend pour convaincre leurs frères à ne plus suivre le mouvement ont, au contraire, envenimé la situation par  leurs propos qui frisent une insulte à l’intelligentsia togolaise.

 C’est ainsi que le ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Yark Damehane, a été appelé à la rescousse appliquer « la stratégie de la peur » si chère au Premier ministre Victoire Dogbé. Et le Général n’a pas fait dans la dentelle. Intervenant sur une radio locale, Radio Nathan, émettant depuis Dapaong, le ministre a appelé les forces de sécurité « à tirer les gaz lacrymogènes » sur les élèves s’ils sont « violents ».

« C’est moi qui suis à la charge de la sécurité. J’ai dit aux gendarmes et aux policiers s’ils ne sont pas violents, il faut les observer mais s’ils sont violents il faut utiliser les moyens, les gaz lacrymogènes,  il faut les enfumer. On ne peut pas accepter cela », a déclaré le ministre Yark chez nos confrères de radio Nathan.Le Général est coutumier de ces genres de déclaration comme  « Il faut leur rentrer dedans« .

Une telle déclaration dans une région où les hommes en uniforme ont la gâchette facile surtout contre les élèves peut s’apparenter à un appel à user de la violence contre des enfants dont la plupart sont des mineurs et ne suivent que souvent l’effet de foule.

On se rappelle qu’en avril 2013 deux élèves de Dapaong à savoir Douti Sinanlègue et Ansèlme Sinandaré ont payé de leurs vies à la suite d’une manifestation de scolaire réprimée par les corps habillés.

 

Clarissa AFANOU

E-Mail: togoscoop@gmail.com

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2 commentaires
  1. SKJ L'utilisateur dit

    Humm, où va mon pays ???

    Dans certains pays, une fois que les élèves descendent dans les rues, ils font tout possible pour trouver une solution. Mais ici la solution es de les ENFUMÉES. Alors que tous ce que ces élèves demande c'est juste leurs enseignants afin de pouvoir apprendre pour leurs avenir.

    Humm où va mon pays si la relève de demain es dans les rues…????

  2. Anonyme L'utilisateur dit

    Hi hi hi

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