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Le Togo avait déjà connu son Bassirou Diomaye Faye

 

Les Sénégalais ont élu ce 24 mars 2024 au premier tour Bassirou Diomaye Faye à la Présidence de la République. Un scrutin qui rappelle aux Togolais, l’élection présidentielle du 21 juin 1998. Ce jour-là, cinq candidats de l’opposition (Yawovi Agboyibo, Zarifou Ayéva, Gnininvi Messan Léopold, Jacques Amouzou) sont face au président sortant Gnassingbé Eyadema qui totalise une trentaine d’année au pouvoir pour les élections présidentielles. La première ouverte et à laquelle participe tous les courants politiques. Le taux de participation est sans précédent.

TOGOCOM

Au soir de ce scrutin, des observateurs internationaux créditaient déjà le candidat de l’Union des forces de changement (UFC), Gilchrist Olympio d’une majorité absolue au premier tour d’un scrutin à deux tours.

Un véritable raz-de-marée. Alors qu’on s’achemine vers une victoire propre, nette et sans bavure de l’opposant historique du Général Eyadema coup de théâtre. Au moment où 60% des suffrages avaient été décomptés, le décompte fut arrêté brusquement par les forces de l’ordre et de sécurité. Le ministre de l’intérieur et de la sécurité, le Général Seyi Mèmène en lieu et place de la présidente de la Commission électorale nationale, Awa Nana, contrainte à la démission, proclama Eyadema vainqueur du scrutin et ordonna l’interdiction de toute manifestation.

Indignation au sein de l’opinion. L’opposition et les observateurs internationaux notamment ceux de l’Union européenne dénoncent une manipulation électorale. Pour l’Union européenne qui suspend sa coopération avec le Togo le processus électoral est sorti de son cadre légal.

Voilà comment le pouvoir RPT a empêché au peuple togolais d’avoir la première alternance pacifique à l’image de ce qui se fait actuellement au Sénégal. Depuis, ce scrutin Eyadema a conservé le pouvoir contre la volonté populaire pour le transmettre à sa mort à son fils à qui il a demandé de ne jamais laisser le pouvoir lui échapper selon les aveux de son fils.

HCRUNN

Traumatisé par cette victoire nette et sans bavure de l’opposition à ce scrutin, le pouvoir RPT redoute les élections présidentielles. Et il met tout en œuvre pour éviter une nouvelle surprise comme ce militaire filmé en train de détaler avec une urne sous les aisselles ou l’interdiction à Gilchrist Olympio de participer à d’autres élections présidentielles.

Les récents changements constitutionnels opérés par le pouvoir pour supprimer le suffrage universel direct pour l’élection présidentielle découle de ce traumatisme lié à ce scrutin du 21 juin 1998.

Le Sénégal ne célébrera pas cette alternance s’il y avait intrusion de l’armée dans le processus électoral et que le vote des électeurs avait été tronqué.

Ouvrons le jeu démocratique !!!

 

Albert AGBEKO

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