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Les togolais attendent impatiemment le communiqué du prochain conseil des ministres

 

 



Le couvre-feu sera-t-il décrété ou ne le sera pas ? Entreront-ils dans la nouvelle année sous couvre-feu ou non ? Ce sont des questions que se posent les Togolais. Pour bon nombre de citoyens et particulièrement ceux du Grand-Lomé, cette décision sera prise au cours du prochain conseil des ministres. Une réunion qui, en principe devrait avoir lieu aujourd’hui mais qui en raison certainement du voyage du chef de l’Etat a été reporté.  Ce qui est sûr avec ou sans conseil des ministres si la mesure a été adoptée elle sera communiquée.

L’hypothèse d’un couvre-feu pour les fêtes de fin d’année avait été évoquée par le ministre de l’Administration territoriale qui, la semaine dernière, a tenu informer les leaders d’opinion notamment les chefs religieux, les élus locaux, les préfets, le patronat, les tenanciers de bars et restaurant … Elle est recommandation du comité scientifique pour freiner le taux de propagation de la pandémie du coronavirus dans certaines parties du pays surtout dans le Grand-Lomé. Et pour le ministre, il devra couvrir la période du 18 décembre 2020 au 03 janvier 2021. Et comme en principe la réunion du jour devrait être la dernière avant le 18 décembre, pour les Togolais  c’est au cours de cette réunion que la décision sera prise d’autant plus que lors de la dernière réunion le gouvernement a évoqué le sujet tout en instruisant les différents acteurs à poursuivre les concertations en vue d’arrêter une stratégie efficace intégrant les mesures idoines qui seront annoncées ultérieurement.

En l’espèce, le Togo qui maitrise mieux que certains pays de la sous-région la pandémie avec un taux de létalité contrôlé n’a pas à se singulariser. La tendance est à la hausse dans la plupart des pays de la région mais aucun pays de la sous-région n’a décrété de couvre-feu pour les fêtes de fin d’année.  On ne comprend pas cette propension des autorités togolaises à toujours utiliser la force pour régler certains  problèmes qui n’en valaient pas la peine. Ailleurs, la situation est plus préoccupante qu’ici mais les foires et les élections sont organisées. L’économie continue par tourner. La pandémie existe mais ce n’est pas pour autant une raison pour qu’on cesse de vivre.

Au lieu de vouloir à chaque fois trouver des solutions militaires à des situations qui ne valaient pas la peine-nous ne savons pas si c’est parce que nous sommes dans un régime militaire que des solutions militaires sont souvent préconisées-. Toujours est-il que ces solutions ne nous ont pas permis de contenir la pandémie sinon on n’en sera pas encore  là après le couvre-feu et la force anti-pandémie que nous avons connus et qui ont fait plus de victimes que le mal qu’ils combattaient.

Il y a lieu au contraire d’axer des actions sur le plan communicationnel. Car  le constat qui se dégage est qu’il y a un relâchement du niveau du respect des mesures barrières. Le port des masques et le respect de la distanciation ne sont plus ce qu’il était au début. L’apocalypse prédit n’a pas eu lieu et on croit de moins en moins à la maladie. C’est normal mais il appartient aux autorités de toujours axer les actions sur le plan communication et rappeler à la population que le mal existe et qu’un petit relâchement peut nous coûter la vie.

Mais de là à décréter un couvre-feu pour les fêtes de fin d’année il y a un pas que nous ne franchissons pas.

 

Albert AGBEKO

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