Chaque année, le mois d’octobre est, mondialement, un mois consacré à la sensibilisation au cancer du sein, afin d’attirer une plus grande attention sur la maladie, de favoriser la prise de conscience, et d’accroître le soutien apporté au dépistage précoce et au traitement ainsi qu’aux soins palliatifs.
Une occasion encore pour l’ONG Odjougbo, de toucher la base, surtout les femmes et jeunes filles par des séances de sensibilisation et d’informations. En cette journée de 25 octobre 2020,une équipe de l’ONG s’était élu domicile dans le quartier Agbo-Kéta. Deux heures d’horloge ont permis à la délégation ,d’échanger avec la cible sur les facteurs, risques et prévention contre le cancer de sein.
Le cancer du sein est le premier cancer chez la femme à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement. En effet, l’incidence du cancer du sein progresse dans le monde en développement, d’après Grâce Kawodjou ODAH, Coordonatrice de l’ONG Odjougbo.
Aujourd’hui, de nombreux pays à faible revenu dont le Togo se trouvent désormais confrontés au fardeau du cancer du sein qui est extrêmement meurtrier chez les femmes de plus de 30 ans. Pour lutter contre ce problème, il est indispensable de sensibiliser davantage le grand public au problème du cancer du sein et aux mécanismes qui permettent de lutter contre celui-ci. À l’heure actuelle, on ne dispose pas de connaissances suffisantes sur les causes du cancer du sein, aussi le dépistage précoce de la maladie reste le principal moyen de lutter contre la maladie. Lorsque le cancer du sein est dépisté à un stade précoce, et si un diagnostic et un traitement appropriés sont disponibles, il y a de fortes chances qu’il puisse être soigné. À l’inverse, s’il est dépisté tardivement, il est fréquent que le traitement curatif ne soit plus possible. Dans de tels cas, les soins palliatifs, qui permettront de soulager la souffrance des patients et de leurs familles, sont nécessaires,a-t-elle souligné.
L’incidence du cancer du sein progresse régulièrement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire du fait d’une plus longue espérance de vie, de l’augmentation de l’urbanisation et de l’adoption des modes de vie occidentaux.La majorité des décès ont lieu dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où la plupart des femmes atteintes d’un cancer du sein sont diagnostiquées très tardivement du fait essentiellement de l’absence d’information sur le dépistage précoce et de l’accès insuffisant aux services de santé. Une situation qui peut changer radicalement si des programmes de santé publique appropriés sont mis en place.L’OMS encourage la mise en place de programmes complets de lutte contre le cancer du sein dans le cadre des plans nationaux de lutte contre le cancer. Les stratégies recommandées pour un dépistage précoce dans les pays à revenu faible ou intermédiaire sont la reconnaissance des premiers signes et symptômes et le dépistage par un examen clinique du sein dans des zones pilotes. Le dépistage par mammographie est très coûteux et n’est envisageable que dans les pays disposant d’une bonne infrastructure médicale qui ont les moyens de mettre en place un programme à long.
Octobre Rose est une occasion de mettre en lumière celles et ceux qui combattent cette maladie, d’intensifier l’information et la sensibilisation.
Notons que le mois d’Octobre 2020 célèbre la 27ème campagne d’informations sur le dépistage précoce et de lutte contre les cancers du sein !




