Take a fresh look at your lifestyle.
Mixx by Yas

« Une monarchie sans nom » : Alioune Tine accuse le pouvoir togolais

 

 

Lomé a accueilli le samedi 18 avril 2026 une rencontre stratégique consacrée à « une nouvelle stratégie pour le Sahel en crise ». Cette continue de susciter des réactions dans les milieux politiques et intellectuels ouest-africains. Si cet événement diplomatique a permis au Togo de se positionner comme un acteur de réflexion sur les crises sécuritaires régionales, certains observateurs y voient aussi une tentative de redorer l’image du régime togolais sur la scène internationale. C’est notamment le regard porté par Alioune Tine, juriste, militant des droits humains, intellectuel sénégalais et expert indépendant auprès des Nations unies sur les droits humains.

Dans une publication sur son compte X, l’acteur de la société civile sénégalais dresse un constat particulièrement sévère de la gouvernance togolaise. Selon lui, le Togo est le théâtre d’une « monarchie » déguisée, marquée par un pouvoir à vie qui contourne les traités internationaux, les conventions et même la Constitution afin d’empêcher toute alternance démocratique. Il souligne que le pays demeure, le seul en Afrique de l’Ouest à n’avoir jamais connu d’alternance politique, avec une même famille au pouvoir depuis plus de soixante ans, sans interruption ni remise en cause institutionnelle.

 

Lire aussi : Alioune Tine : « Ce serait un acte salutaire pour le pays que de libérer Kpatcha Gnassingbé »

 

Pour Alioune Tine, cette longévité politique s’accompagne d’une « érosion continue de l’État de droit », d’un recul des libertés fondamentales et d’une fragilisation persistante des droits humains. Il estime également que l’activisme diplomatique du pays, notamment à travers l’organisation de rencontres internationales et régionales, sert davantage à détourner l’attention de l’opinion publique qu’à répondre aux préoccupations démocratiques internes. Ces propos relancent une fois encore le débat sur la gouvernance, la transparence institutionnelle et l’avenir démocratique du Togo, dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de réformes restent particulièrement fortes.

Notons qu’après avoir dirigé le pays durant plus de 38 ans, Gnassingbé Eyadema a transféré le pouvoir à son fils, Faure Gnassingbé qui, depuis 21 ans, règne sur la destinée des Togolais. En mai 2024, il a fait modifier la Constitution propulsant le pays d’un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire dans le but de s’éterniser au pouvoir. Toutes velléités de contestation de son régime sont réprimées dans le sang par des forces de sécurité et de l’ordre.

 

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

 

Francine DZIDULA

E-Mail: togoscoop@gmail.com

Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.

IPDCP-1

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

6 + 2 =
Powered by MathCaptcha

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

Privacy & Cookies Policy