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Depuis 4 ans le CHU-SO ne dispose pas de scanner malgré la promesse du Premier ministre

 


Depuis 4 ans, l’hôpital de référence du Togo, le Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO), est sans scanner.  Celui du CHU Campus où sont souvent référées la plupart des consultations de ce genre, est conditionné aux aléas techniques. Conséquence, les patients,  ceux qui ont les moyens se rabattent sur les cliniques de la place pour faire leur scanner. Quant aux indigents, avant la pandémie, à défaut d’être livrés à la mort, ils traversaient la frontière ouest pour aller se faire soigner au Ghana.

 En 2018, pour la première fois dans le monde certainement, à l’appel du principal syndicat du secteur de la santé, le SYNPHOT, les praticiens hospitaliers ont observé un mouvement de grève non pas pour réclamer  l’amélioration de leurs conditions de vie mais pour réclamer uniquement l’amélioration de leurs conditions de travail notamment le renforcement du plateau technique. A l’issue de ce mouvement le gouvernement a mis en place un groupe de travail pour se pencher dans les problèmes du secteur. Six mois après son installation, ce groupe a remis les fruits de ces travaux au Premier ministre. Recevant le document, le 23 juillet 2019, le Premier ministre Komi Sélom Klassou, avait promis la livraison de 08 scanners performants avant fin décembre 2019 au profit des CHU et CHR du pays.

Deux ans après cette promesse, le personnel de santé et la population togolaise sont dans l’attente de sa réalisation. C’est ainsi qu’en début de semaine, le personnel de santé qui menace d’entrer de nouveau en grève, a rappelé ces engagements au gouvernement. Le gouvernement est souvent coutumier de ces promesses pour désamorcer des situations de crises et une fois la situation revenue à la normale les engagements consentis sont rangés au tiroir. Il en ait ainsi sur le plan politique que social.

Sur le plan social, on ne peut passer sous silence ces premières pierres posées ici et là pour la construction des hôpitaux ou dispensaires à la veille des consultations électorales et une fois les consultations tenues, ce sont des touffes d’herbes qui prennent le dessus sur les pierres mises en terre.

 Ces difficultés pour l’Etat à doter nos structures sanitaires surtout universitaires ou régionales de scanner amènent à se demander combien coûte le scanner ?  En réalité, ce n’est pas les moyens qui manquent pour acquérir un scanner mais c’est surtout l’absence de volonté vu que ces autorités ne fréquentent pas les hôpitaux du pays si ce n’est pas que la Covid-19 est en train  de changer la donne.

De toutes les façons, un scanner ne coûte pas plus que le logiciel d’espionnage Pegasus. Même si tel est le cas, ne peut-on pas  faire économie sur le milliard 650 millions de F CFA affectés durant trois ans au fonctionnement du HAPLUCIA dans la lutte contre la corruption pour 0 résultat ? Ne vaudrait-il pas  d’utiliser cet argent pour  sauver des vies humaines que de laisser quelques-uns s’en mettre les poches. Après tout, on ne sait pas quand on ira à l’hôpital. Un scanner peut sauver une vie.

 

 

Albert AGBEKO

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