24 heures après le coup d’Etat au Burkina Faso, la situation reste volatile au pays des Hommes intègres. On ne sait pas qui a l’intégralité du pouvoir même si les hommes du capitaine IbrahimTraoré, le nouvel homme fort du pays, affirment avoir le monopole du contrôle du pays. Selon lui ses hommes contrôlent la majorité des corps de l’armée burkinabè, les rues de Ouagadougou, la télévision nationale, OUA 2000, le camp Baba Sy, le rond des martyrs …
Pour le nouveau président du MPSR, le capitaine Ibrahim Traoré, « le combat qu’ils mènent n’est pas pour le pouvoir, ils ne veulent pas faire des victimes si tel est le cas ils auraient déjà pris le président Damiba ».
Pour le moment, personne ne sait où se trouve l’ancien chef de la chute déchu la veille par les éléments de son propre camps. Il se trouverait selon des sources proches du capitaine Ibrahim Traoré dans la base française de Kamboinsin, à Ouagadougou, où il préparerait une contre-offensive. Bien que l’information ait été démentie par le porte-parole du ministère des affaires étrangères français cela n’a pas empêché les manifestants burkinabè de s’en prendre à Bobo-Dioulasso aux locaux de l’Ambassade de France et à l’Institut français.
Pendant ce temps, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le président déchu Paul Henri Damiba dément s’être refugié à la base française et a appelé « le capitaine Ibrahim Traoré à revenir à la raison pour éviter une guerre fratricide dont le Burkina n’a pas besoin dans ce contexte ».
L’armée divisée. Tôt dans la journée, l’état-major de l’armée burkinabè a sorti un communiqué qui visiblement ne soutient pas les nouveaux putschistes a appelé « au calme et à retenue afin de donner une chance à la sortie négociée de la crise. Personne n’a intérêt à ce que la situation dégénère », souligne le communiqué.
Francine DZIDULA
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