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Education : Les responsables du SET dans le collimateur des autorités

 


Après les responsables politiques, les journalistes, c’est le tour des syndicalistes d’être dans la ligne de mire des autorités togolaises. A Kara, ville du nord du pays, environ 420 km de Lomé, un responsable syndicaliste notamment le Rapporteur du Syndicat des enseignants du Togo (SET), un syndicat en gestation a été enlevé nuitamment (dans la nuit du samedi à dimanche) à son domicile. La méthode qualifiée de « voyou » n’est pas nouvelle. Bien avant Essohanam Baho, des politiciens et des journalistes en ont déjà les frais.

Alors qu’il dormait paisiblement chez lui, sans mandat ni convocation, la gendarmerie de la ville s’est introduite dans la maison d’Essohanam Baho autour de minuit, selon les propos de sa femme qui a donné l’alerte. C’est une unité de la brigade Antigang de la ville qui a mené l’opération. Une dizaine de personnes de l’unité se sont introduits dans le domicile et ensuite dans la chambre du syndicaliste lui intimant l’ordre d’aller s’habiller avant de l’embarquer menotte au poing pour une destination inconnue, selon toujours la version de la femme, témoin de la scène. Le lendemain, cette dernière sera appelée pour apporter à manger à son mari.

Par ailleurs, depuis hier, on est sans nouvelle de deux hauts responsables du Syndicat notamment le secrétaire général et son adjoint.  M. Idrissou, professeur de philosophie au Lycée technique de Sokodé est introuvable alors que le SG serait rentré dans le maquis.

Réagissant à cette arrestation qu’il qualifie « d’illégal », le SET avait demandé dimanche la libération sans condition de son rapporteur et appelant ses membres à tenir prêts pour des mots d’ordre.

« Cet acte illégal sans motif ni mandat d’un responsable syndical et de surcroît à une heure indue, viole toutes les lois aussi bien nationales qu’internationales qui régissent le fonctionnement des regroupements syndicaux », avait réagi le SET mettant en garde les autorités qui seront « responsables des impacts que ces comportements autoritaires illégaux auront sur le système éducatif au cours de cette année scolaire ».

Rien ne justifie cette arrestation, si ce n’est que des raisons syndicales. En effet, le Syndicat des enseignants du Togo (SET),  le dernier né des syndicats dans le secteur de l’enseignement national avait adressé au ministre de tutelle un préavis de grève de 48h renouvelable assorti d’une panoplie de revendications.

Le ministre Kokoroko avait alors saisi son collègue de l’administration territoriale sur la nature juridique du syndicat. Ce dernier avait répondu que le syndicat n’a pas encore reçu un agrément du ministère. Cette réponse suffit pour que des actions d’intimidation soient lancées contre les responsables du syndicat. Le premier à faire les frais est Essohanam Baho qui a été cueilli dans son sommeil à Kara. Suffirait-il d’engager ces actions pour faire taire des revendications corporatistes ? Ce n’est pas évident car on se rappelle dans quelles conditions le CSET s’est imposé sur la scène syndicale togolaise. Le ministre Kokoroko a intérêt à changer son approche de gestion de la crise qui couve dans ce secteur au risque d’attiser le feu et ainsi rompre avec l’accalmie qui a prévalu dans ce secteur au cours de la dernière année académique. Chacun gagnera, en ce temps de pandémie, qu’il y a la paix et la cohésion sociale sur le territoire nationale et particulièrement dans le secteur de l’enseignement.

 

 

Clarisse AFANOU

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