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Espagne : une employée licenciée pour être arrivée trop tôt au travail, un licenciement jugé légal

 

Une décision de justice rendue fin 2025 fait grand bruit dans le monde du travail européen. Une jeune employée de 22 ans, travaillant dans une entreprise de logistique à Alicante, a été licenciée pour faute grave… non pas pour des retards, mais pour des arrivées répétées trop précoces sur son lieu de travail.

Un contrat clair, des horaires stricts

Selon les éléments du dossier, le contrat de travail de la salariée fixait un début de service à 7h30. Pourtant, celle-ci se présentait quotidiennement entre 6h45 et 7h00, soit 30 à 45 minutes en avance sur l’horaire officiel.

Si cette ponctualité anticipée pouvait sembler louable, elle a rapidement posé problème à l’employeur. L’entreprise a en effet expliqué que ces arrivées anticipées plaçaient la salariée seule sur le site, sans encadrement, sans possibilité de commencer une activité productive, et en dehors de la couverture normale de certaines assurances.

Des avertissements restés sans effet

Face à cette situation jugée risquée, l’employeur a adressé à la jeune femme plusieurs rappels à l’ordre, d’abord verbaux, puis écrits, lui demandant expressément de respecter strictement l’horaire contractuel.

L’entreprise estimait que cette présence anticipée : perturbait l’organisation interne ; exposait la salariée et l’employeur à des risques juridiques et assurantiels ; constituait un non-respect des consignes formelles.

Malgré ces avertissements répétés, l’employée a persisté dans son comportement.

Un licenciement disciplinaire sans indemnité

En 2025, l’entreprise a donc décidé de procéder à un licenciement disciplinaire, qualifié de faute grave, entraînant une rupture du contrat sans indemnité. La salariée a contesté cette décision devant la justice, estimant que son comportement ne causait aucun préjudice réel.

La justice valide le licenciement

Saisie de l’affaire, le Juzgado de lo Social n°3 d’Alicante a rendu sa décision début décembre 2025, en validant le licenciement comme « procedente », c’est-à-dire juridiquement justifié.

Les juges ont retenu que : l’employée avait délibérément désobéi à des instructions claires, légitimes et répétées ; ce comportement constituait une atteinte grave à la confiance entre les parties ; il violait le principe de bonne foi contractuelle, fondement essentiel du droit du travail espagnol.

Une affaire révélatrice des obligations professionnelles

Cette décision rappelle que, dans le cadre d’un contrat de travail, le non-respect des consignes de l’employeur, même lorsqu’il ne s’agit ni de retards ni d’absences, peut constituer une faute disciplinaire grave.

En Espagne comme ailleurs, la justice du travail considère que la discipline horaire, qu’elle concerne des arrivées tardives ou trop anticipées, relève du pouvoir d’organisation de l’employeur, dès lors que les règles sont claires et proportionnées.

 

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Source : TF1

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