Alors que la crise liée à la pandémie a mis en berne plusieurs pans l’économie nationale et accentué la précarité de divers acteurs de l’informel à cause de la perte de leurs activités. Et au moment même où le gouvernement n’a pas pu respecter son engagement de transfert monétaire Novissi aux couches défavorisées pour les soutenir, contre toute attente ce gouvernement se permet d’augmenter les frais de péage. Une mesure qui est effective à partir de ce jeudi.
Et comme il fallait s’y attendre, cette mesure inopportune et inappropriée en temps de crise a provoqué une vague d’indignation dans certaines localités du pays.
Ainsi dans la ville d’Atakpamé, plus précisément à la station de taxi du grand marché de Blakpa, des scènes de mécontentement ont été observées. Les conducteurs de taxi ont bloqué toute la journée le chargement de toutes marchandises ou personnes en direction de Kpalimé. Même scène a été remarquée au niveau du poste de péage d’Adeta, très tôt ce matin où les autorités de la région Plateaux-Est ont dû demander le renfort des forces de l’ordre afin d’évacuer le poste de péage sur la RN 5.
Ces forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Selon des informations recueillies à Adeta, il y a eu des courses poursuites entre forces de l’ordre qui tiraient des gaz lacrymogène auxquels des jets de pierres de pierre des jeunes répondaient. Un détachement de la gendarmerie venu de Kpalimé, appuyé par un contingent du Camp de Temedja et d’une unité de la GIPN de la gendarmerie sont venus en renfort et ont procédé à des arrestations dans les rangs des jeunes.
Dans la soirée le calme est revenu.
Jean-Marc E.
E-Mail: togoscoop@gmail.com
Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.





