Inondation au Togo : 5 vies françaises valent mieux que 5 Togolais
Inondation au Togo : 5 vies françaises valent mieux que 5 Togolais
Deux semaines après les inondations provoquées par les fortes pluies des 29 et 30 juin 2026 dans la région Maritime, le débat reste vif au Togo autour de l’absence de réaction publique du président du Conseil, Faure Gnassingbé. Selon le bilan officiel, la catastrophe a coûté la vie à cinq personnes et provoqué d’importants dégâts matériels, contraignant de nombreuses familles à quitter leur domicile.
Dans un pays régulièrement confronté aux effets des changements climatiques, plusieurs observateurs et citoyens estiment qu’un message de compassion ou une visite auprès des populations sinistrées aurait constitué un geste fort de solidarité nationale. Jusqu’à présent, aucune déclaration publique du chef de l’exécutif, ni déplacement sur les lieux des inondations, n’a été rendu public. Le sujet n’a pas non plus occupé une place visible lors du dernier conseil des ministres.
Cette situation alimente les débats, d’autant que l’instauration de la Ve République avait notamment été présentée comme un moyen de rapprocher les gouvernants des citoyens. Pour une partie de l’opinion, les périodes de catastrophe constituent précisément des moments où cette proximité est la plus attendue.
Les comparaisons avec des précédents ne tardent pas à émerger. En octobre 2025, après l’accident de la circulation qui avait coûté la vie à cinq ressortissants français près de Yomaboua, Faure Gnassingbé avait rapidement adressé un message officiel de condoléances aux familles des victimes et aux autorités françaises. Ce précédent interroge sur la différence de traitement observée entre les deux drames. Pourvu qu’on est Blanc, Français, on reçoit un message de compassion du Président du conseil mais quand on est Noir et Togolais, c’est le silence radio.
Au-delà des controverses, cette séquence remet au premier plan les attentes des Togolais en matière de communication de crise et de proximité des plus hautes autorités avec les populations confrontées à des tragédies nationales. Pour de nombreux citoyens, au-delà des réponses matérielles apportées par les services de secours, la parole et la présence des dirigeants constituent également des éléments essentiels de la solidarité nationale.
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.
Albert Akouété AGBEKO
E-Mail: togoscoop@gmail.com
Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.
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Dans un pays régulièrement confronté aux effets des changements climatiques, plusieurs observateurs et citoyens estiment qu’un message de compassion ou une visite auprès des populations sinistrées aurait constitué un geste fort de solidarité nationale. Jusqu’à présent, aucune déclaration publique du chef de l’exécutif, ni déplacement sur les lieux des inondations, n’a été rendu public. Le sujet n’a pas non plus occupé une place visible lors du dernier conseil des ministres.
Cette situation alimente les débats, d’autant que l’instauration de la Ve République avait notamment été présentée comme un moyen de rapprocher les gouvernants des citoyens. Pour une partie de l’opinion, les périodes de catastrophe constituent précisément des moments où cette proximité est la plus attendue.
Les comparaisons avec des précédents ne tardent pas à émerger. En octobre 2025, après l’accident de la circulation qui avait coûté la vie à cinq ressortissants français près de Yomaboua, Faure Gnassingbé avait rapidement adressé un message officiel de condoléances aux familles des victimes et aux autorités françaises. Ce précédent interroge sur la différence de traitement observée entre les deux drames. Pourvu qu’on est Blanc, Français, on reçoit un message de compassion du Président du conseil mais quand on est Noir et Togolais, c’est le silence radio.
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