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Mali : l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga placé en garde à vue pour corruption

 L’ancien Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a été placé en garde à vue mardi par le Pôle national économique et financier (PNEF) dans le cadre d’une enquête pour corruption et détournement présumé de biens publics. Son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, a confirmé l’information à l’Associated Press, dénonçant une arrestation « injustifiée ».

Une procédure judiciaire au cœur d’un climat politique tendu

Selon Me Konaré, Choguel Maïga avait déjà été convoqué et entendu au début du mois par la brigade du PNEF, chargée de la lutte contre la corruption, à propos d’accusations de mauvaise gestion et d’utilisation illégale de biens publics.

 « Nous contestons sa détention car l’ancien Premier ministre n’a pas l’intention de quitter le pays ni de détruire des preuves », a insisté son avocat.

Cette arrestation intervient alors que la junte militaire au pouvoir au Mali intensifie les poursuites contre d’anciens responsables politiques. Plusieurs proches collaborateurs de Choguel Maïga, dont son régisseur et son directeur administratif et financier, auraient également été interpellés.

Des antécédents de tensions avec la junte

En novembre 2024, Choguel Maïga avait été limogé de son poste de Premier ministre quelques jours après avoir publiquement critiqué le régime militaire pour avoir reporté les élections initialement prévues.

Depuis son départ, il n’a cessé de dénoncer la gestion du pays par la junte dans les médias, ce qui a renforcé les tensions avec les autorités de transition.

Une vague d’arrestations d’opposants politiques

Le cas de Choguel Maïga n’est pas isolé. Plus tôt ce mois-ci, un autre ancien Premier ministre, Moussa Mara, a été incarcéré après avoir exprimé sur le réseau social X (ex-Twitter) son soutien à des critiques emprisonnés de la junte.

Ces arrestations soulignent un climat politique marqué par une répression accrue des voix dissidentes, à l’approche de futures échéances électorales encore incertaines.

Vers une inculpation ?

Selon les procédures judiciaires en vigueur, l’ancien Premier ministre devrait être présenté devant la Cour suprême avant toute éventuelle mise sous mandat de dépôt. Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’affaire, tandis que ses partisans dénoncent une manœuvre politique destinée à neutraliser un opposant influent.

 

 

 

 

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