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Opération Lomé propre: Les alentours du campus de Lomé rendus propres


 

 

Après la pause consécutive à la propagation de la pandémie liée au coronavirus,  l’opération de salubrité publique dénommée « Lomé propre »  a repris de plus belle. Ce samedi 22 janvier 2022, plusieurs communes du Grand Lomé ont été le théâtre de cette opération qui a mobilisé plusieurs centaines de jeunes.

Hommes, femme et jeunes munis de coupe-coupe, houes, balaies, s’étaient donnés rendez-vous aux premières heures de ce samedi matin.

Dans la commune Golfe 4, que ce soit le long du mur du campus universitaire de Lomé côté ouest ou au niveau de l’EPP Cébévito, avec leurs outils, ces volontaires ont sarclé, désherbé, balayé et enlevé les sachets plastiques qui jonchent le long des murs.

 « Nous avons vu que tout le long du campus personne ne prend soin. Il y a des gens qui vivent à côté mais ne s’y intéressent pas  parce qu’ils se disent que ça appartient à l’Etat ou c’est pour l’université et pourquoi ils viendraient le mettre au propre or si on laisse les mauvaises herbes pousser cela peut engendrer des reptiles ou d’autres petites bêtes néfastes à la  population c’est pour cela que  nous avons fait le choix de cette localité », a expliqué Guy Djafalo, président du CDQ Tokoin Dogbéavou, coordonnateur de l’opération dans la zone.

Pour Delphine Ablavi Kitikpo, la trentaine, ménagère, c’est la deuxième fois qu’elle prend part à cette opération. Elle en vante le mérite mais seulement déplore-t-elle la rémunération.

« C’est seulement le paiement 1500 F qui ne nous avantage pas. On aurait souhaité une augmentation jusqu’à 2500 F au moins parce que ce travail n’est pas facile. Le soir on sent la courbature au niveau de l’avant-bras ». Et de poursuivre, je reconnais que cela nous aide à subvenir aux besoins de nos familles. Ça nous aide au moins pour trois jours. Et on fait ça en attendant de trouver mieux comme le disent  les français petit à petit l’oiseau fait son nid.

Même requête de la part de Kossi Agbévé, un habitué.

« Ça a duré que nous n’avons plus mené cette activité et ce matin nous sommes encore là. Tout se passe bien. Ça nous aide beaucoup mais seulement en temps normal, nous devrions être payés mieux que ça. 1500f c’est peu au moins 2000 ou 2500F nous aiderait mieux. Eux-mêmes ils reconnaissent que nous en faisons beaucoup et que nous méritons mieux », avoue-t-il.

Même si le Coordonnateur reconnait que le montant n’est pas à la hauteur de la tâche, il admet toutefois que même si le projet est initié par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), il faut que chacun y contribue.

Et de rappeler que quand l’activité avait été suspendue, les responsables étaient harcelés par les participants qui demandaient à quand la reprise puisque disaient-ils « au moins les samedis ça nous permettait d’avoir un bol de maïs, ça nous donne le petit déjeuner pour deux ou trois jours au moins …».  

Pour rappel, après sa suspension ce n’est que le 13 novembre 2021 que cette opération a repris. Elle était organisée toutes les deux semaines par la Plateforme des CDQ des quartiers du Grand Lomé appuyée par ANADEB.

 

 

Clarisse AFANOU

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