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Togo : des prisonniers politiques parmi la première vague de détenus libérés en cette fin d’année

 

C’est un véritable mouvement de décrispation carcérale qui s’opère actuellement dans les prisons togolaises à la veille du nouvel an. Comme annoncé par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, lors de son discours devant le Congrès le 3 décembre 2025, puis réitéré le 30 décembre à l’occasion de son message de fin d’année à la Nation, les premières vagues de détenus bénéficiaires de la mesure de clémence présidentielle commencent à recouvrer la liberté.

Fait notable et hautement symbolique : des prisonniers politiques figurent parmi les premiers libérés.

L’affaire « Tigre Révolution » : 27 détenus déjà libérés

Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources proches du dossier, 27 détenus de l’affaire dite “Tigre Révolution” ont déjà quitté les centres de détention. Parmi eux figure notamment Fadel, confirment nos sources.

Fadel retrouve les siens

Au total, 85 personnes avaient été arrêtées dans le cadre de cette affaire, accusées d’atteinte à la sûreté de l’État. Pour nombre d’observateurs et d’organisations de défense des droits humains, ces détenus étaient considérés comme des prisonniers politiques, d’autant plus qu’ils ont passé plus de six années en détention sans jugement, une situation régulièrement dénoncée comme contraire aux principes fondamentaux de l’État de droit. 

 Abdoul Aziz Goma, le citoyen togolais-irlandais arrêté à Lomé en 2018 est aussi libéré. Récemment, l’union européenne avait voté des résolutions demandant sa libération. Il a été depuis le mois dernier une grève de la faim.

Leur libération intervient dans le cadre de la mesure de grâce présidentielle annoncée par le Président du Conseil, présentée comme un acte de clémence et d’apaisement dans un contexte politique et social sensible.

Manifestations de juin 2025 : des libérations en cours

Parallèlement, certains détenus arrêtés lors des manifestations de juin 2025 commencent également à retrouver la liberté, au moment où nous mettons cet article sous presse.

Toutefois, des absences majeures sont encore à déplorer. La sage-femme Grace Bikoni, dont l’arrestation avait suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique et de la société civile, ne figure pas encore sur la liste des personnes libérées. Il en est de même pour le poète engagé Affectio, ou encore Jean-Paul Omolou, un togolais de la diaspora arrêté il y a plus de 4 ans. Ils ne tarderont pas à recouvrer leur liberté avant la fin de la journée, espèrent un défenseur des droits de l’Homme.

Des acteurs de la société civile espèrent que leur libération interviendra dans les prochaines vagues, afin que la mesure de clémence soit perçue comme équitable et inclusive.

L’ombre persistante du dossier Kpatcha Gnassingbé

Au-delà des cas déjà concernés, une question majeure continue de hanter les débats : la mesure de clémence sera-t-elle étendue à l’affaire Kpatcha Gnassingbé ?

Arrêté en 2009 et condamné pour atteinte à la sûreté de l’État, Kpatcha Gnassingbé, demi-frère de l’actuel Président du Conseil, demeure incarcéré depuis plus de seize ans. Dans ce dossier, ils sont encore deux détenus, dont Atti Abi, à ne pas avoir bénéficié d’une libération.

Pour de nombreux défenseurs des droits humains, cette situation demeure difficilement justifiable.

« Il est urgent que le Togo libère tous ces prisonniers inutiles et tourne définitivement la page des détentions à caractère politique », confie un militant des droits de l’Homme sous couvert d’anonymat.

Vers une décrispation politique durable ?

Si ces libérations constituent un signal fort à la veille de la nouvelle année. Pour l’opinion publique togolaise, la véritable portée de cette mesure se mesurera à sa capacité à englober l’ensemble des prisonniers politiques et à ouvrir la voie à une réelle réconciliation nationale.

 

 

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Albert Akouété AGBEKO

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1 commentaire
  1. DEGBOVI L'utilisateur dit

    Je ne reçois jamais vos cadeaux mais pourtant je cumul les points

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