Take a fresh look at your lifestyle.
Mixx by Yas

Santé au Togo : Morsures de serpent et rôle du secteur privé au cœur des priorités sanitaires

La deuxième réunion ordinaire du Comité National de Coordination du Secteur de la Santé (CNC-SS) s’est tenue ce jeudi à Lomé, sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr Tchin Darre. Ce rendez-vous stratégique a permis de dresser un état des lieux des grands enjeux sanitaires du pays, parmi lesquels la lutte contre les envenimations par morsures de serpent et le renforcement de la contribution du secteur privé à l’offre de soins.

Envenimations par morsure : une urgence sanitaire persistante

Au Togo, entre 2 500 et 4 000 cas de morsures de serpent sont enregistrés chaque année, avec un taux de létalité d’environ 2 %. Les zones rurales, notamment dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale, restent les plus touchées.

Pour les experts, l’augmentation du maillage sanitaire dans les zones reculées et la sensibilisation communautaire restent essentielles.

Selon les données présentées lors de la réunion, la prise en charge s’est améliorée au cours des trois dernières années grâce à la distribution ciblée de sérums antivenimeux et à la formation du personnel médical. Toutefois, les défis persistent : rupture de stock de sérum, délais d’accès aux soins, manque d’équipements de diagnostic rapide et recours à l’automédication traditionnelle avant l’hospitalisation.

Lire aussi : CHU Kara : Un vaste réseau de trafic de médicament met en danger la vie des patients

La lutte contre les envenimations nécessite une approche multisectorielle : médecine moderne, éducation sanitaire, implication des collectivités et mobilisation de financements pérennes.

Secteur privé : un pilier complémentaire du système de santé

Autre dossier central de la réunion : le rôle du secteur privé dans l’offre de soins au Togo. Cliniques, laboratoires, pharmacies, ONG et établissements confessionnels représentent une part importante de la couverture sanitaire nationale, surtout en zones urbaines.

Lire aussi : Sotouboua : Décès d’une élève des suites d’une morsure de serpent dans un champ d’enseignant

Le secteur privé intervient dans la prévention, le diagnostic, le traitement et la réadaptation, contribuant ainsi à désengorger les structures publiques. Toutefois, il reste confronté à plusieurs défis : inégalités d’accès entre régions, coûts élevés des soins, manque de coordination avec le secteur public et déficit de contrôle qualité.

Le ministre Tchin Darre a lancé un appel clair :  « Le secteur privé doit faire preuve de diligence pour construire, avec le secteur public, un cadre de dialogue constructif. La redevabilité vis-à-vis de l’administration sanitaire ne doit pas être une option, mais une obligation. »

Une coordination renforcée pour relever les défis

Créé pour améliorer la gouvernance sanitaire, le CNC-SS réunit les acteurs de tous les niveaux de la pyramide sanitaire, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile. Il se réunit une fois par trimestre pour évaluer les performances, identifier les blocages et proposer des solutions.

Cette deuxième réunion ordinaire de 2025 a également abordé :

-Le rapport de performance 2024 du Ministère de la Santé, marquant la troisième année du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2023-2027.

-L’état des ressources humaines en santé, avec des stratégies 2024-2027 pour améliorer la formation, le recrutement et la rétention du personnel médical.

Perspectives

La lutte contre les envenimations par morsures de serpent et le développement du secteur privé sont appelés à rester des priorités nationales. La mise en place d’unités de traitement antivenimeux dans chaque district, associée à un partenariat public-privé renforcé, pourrait contribuer à sauver des centaines de vies chaque année et à améliorer l’accès aux soins pour tous.

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Francine DZIDULA

E-Mail: togoscoop@gmail.com

Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.

IPDCP-1

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

74 − = 71
Powered by MathCaptcha

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

Privacy & Cookies Policy