Après les étapes des régions Maritime, Plateaux, Centrale et Kara, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) était en atelier régional d’élaboration de la stratégie de collaboration avec les préfets et les mairies de la région des Savanes, ce 27 février 2021, à l’hôtel Dapaong.
Cet atelier qui vise à échanger et à élaborer de façon participative, la stratégie de collaboration autour des actions du secteur du développement à la base, sans préjudice pour les actions d’intérêt local et pour les orientations nationales en matière de développement à la base, regroupe les sept (7) préfets et les seize (16) maires de la région des Savanes, les représentants du ministère chargé du développement à la base, du ministère chargé de l’administration territoriale, le consultant chargé de l’élaboration de la stratégie de collaboration entre l’ANADEB et les communes, et des responsables et représentants des Organisations de la société civile.
En effet, les élections municipales du 30 juin 2019 ont abouti à la mise en place des communes qui sont aujourd’hui des entités devant entreprendre, guider et soutenir des actions de développement de leurs ressorts territoriaux. Cette nouvelle donne implique le partage d’information avec les nouveaux maires élus afin de les éclairer davantage non seulement dans l’élaboration de leurs plans de développement communaux, mais aussi et surtout leur permettre de mieux accompagner la planification à la base, la mise en œuvre, le suivi et la gestion des réalisations dans les localités de leurs ressorts territoriaux selon l’approche « Développement conduit par les communautés (DCC) », et à ces impératifs, ils devront être aguerris aux rôles et responsabilités qui sont les leurs dans le développement de leurs communes, d’après la directrice générale de l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base, Mme Mazalo Atchidalo KATANGA.
L’opportunité offerte par l’ANADEB aujourd’hui, c’est celle qui met les communes au cœur du pilotage des actions de développement à la base. Dans ce positionnement, les mairies, plutôt que les CDQ et CVD autrefois, seront les interlocuteurs de l’ANADEB et veilleront au déploiement des initiatives suivant l’approche du développement conduit par les communautés (DCC), a-t-elle souligné.
Que ce soit dans l’exercice de leurs compétences propres, des compétences partagées entre les maires et l’État, ou des compétences qui leur sont transférées par ce dernier, les approches d’intervention à la base doivent nécessairement être conformes aux exigences et méthodologies d’interventions définies par l’État dans le secteur du développement à la base. Elles doivent notamment être en parfaite cohérence avec les politiques sectorielles, et être portées par les derniers bénéficiaires eux-mêmes, qu’ils soient à l’échelle d’individu, de ménage, de quartier, de village, de canton, de commune, de préfecture, de région ou de tout le pays.
Le développement à la base est un processus par lequel une communauté de base, à un moment de son histoire, s’organise pour une meilleure mobilisation et une meilleure utilisation des ressources et forces dont elle dispose, en vue d’atteindre un état jugé meilleur par elle-même conformément à ses aspirations et ses normes culturelles.
Au plan opérationnel, le développement à la base est un ensemble de micro-actions intégrées et cohérentes visant à améliorer les conditions de vie et les revenus des populations d’une communauté à la base. Ces actions sont identifiées et mises en œuvre par les populations elles-mêmes suivant une démarche participative.
Jean-Marc E.
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