9 000 km à vélo pour sauver un orphelinat au Togo : l’incroyable aventure de Victoire Becquart
Partie de Bruxelles le 26 octobre à vélo, Victoire Becquart, journaliste belge de 25 ans, a rejoint Lomé, au Togo, pour venir en aide à un orphelinat en péril. Elle partage son aventure de 9 000 km sur ses réseaux sociaux qui cumulent des milliers d’abonnés.
Trois maillots, deux cuissards, un vélo et c’est parti pour 9 000 kilomètres. À 25 ans, Victoire Becquart s’est lancée dans ce pari fou, résumé par un slogan devenu le fil rouge de son aventure : « Bruxelles-Togo, seule à vélo ». Partie le 26 octobre 2025 de sa Belgique natale, la journaliste fraîchement diplômée achève tout juste son périple après avoir traversé 12 pays, essentiellement de l’Ouest africain.
Le choix d’arriver à Lomé, la capitale togolaise, n’est pas un hasard. Victoire Becquart doit y rencontrer sœur Victoire de Jésus Olympio, qui a créé en 2000 la Maison Béthanie et accueille plus de 70 enfants orphelins ou démunis. La religieuse catholique est aidée sur place par Ria, une Belge amie de la famille de Victoire Becquart, débarquée au Togo il y a vingt-six ans et qui n’est plus jamais repartie en Europe depuis.
Une cagnotte pour la Maison Béthanie
L’ONG togolaise rencontre toutefois des difficultés. Le nombre d’enfants accueillis ne cesse de croître tandis que le foyer, lui, ne s’agrandit pas par manque de moyens. Afin de poursuivre sa mission d’hébergement, la Maison Béthanie doit entreprendre des travaux coûteux et se mettre aux normes exigées par l’Unicef. Dans les vidéos de son voyage publiées sur ses réseaux sociaux, la cycliste promeut une cagnotte qu’elle a lancée avant son départ de Bruxelles. À ce jour, elle cumule un peu plus de 13 000 €.
Peut-on vivre heureux sans engagement citoyen ?
À travers son journal de bord numérique, Victoire Becquart se fait aussi le relais de leçons d’humanité et d’humilité. Passionnée d’image et de vidéos, la journaliste retrace son parcours grâce aux extraits qu’elle partage et où elle se montre, tantôt sur la selle de son vélo, tantôt pouvant compter sur la générosité des habitants qu’elle rencontre sur son chemin. C’est ainsi que, par hasard, elle est accueillie par Mobino, un Bissau-Guinéen qui élève seul ses deux filles et qui lui offre le gîte et le couvert. Ou qu’elle est invitée à célébrer la messe de Noël chez Édith, une expatriée française vivant à Agadir, au Maroc.
« On me déconseillait d’y aller »
La cycliste, drapeau togolais flottant à l’arrière de sa bicyclette, parcourt aussi des régions réputées dangereuses. Dans ses publications, dont certaines dépassent un million de visionnages, elle s’attache à déconstruire les peurs et les préjugés, les siens comme ceux de ses proches, liés au fait d’être une femme voyageant seule.
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Victoire Becquart raconte ainsi comment, au 140e jour de son aventure, elle a traversé la Sierra Leone, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique qu’elle a hésité à contourner après de nombreuses mises en garde pour sa sécurité. « Depuis le début, en Europe comme en Afrique, on me déconseillait d’y aller, considéré comme hostile et instable », témoigne-t-elle sur ses réseaux sociaux. Avant de continuer : « Laissez-moi vous dire qu’encore une fois, je me remercie de ne pas avoir écouté les on-dit, souvent calqués sur l’ignorance et la peur de l’inconnu. »
Source : La croix.com
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